Dimanche passé les parents d’élèves, lassés des promesses non tenues par les pouvoirs publics depuis plusieurs années, ont procédé à la fermeture pure et simple du CEM Zemouri Amar du chef-lieu de la commune d’Ait Smail pour dénoncer les conditions de scolarisation de leurs enfants. Dans une déclaration remise aux autorités, ils dénoncent l’insalubrité et la précarité de la bâtisse ainsi que le manque d’encadrement dont souffre ce collège depuis un bout de temps. Le point crucial soulevé est le gel du compte bancaire du CEM depuis janvier 2014 suite à un dépôt de plainte par la DE contre l’ex-économe, ce qui constitue un sérieux handicap dans la gestion des affaires du CEM car il dissuade les fournisseurs de s’engager à le pourvoir de denrées primordiales pour son fonctionnement. Aussi, les parents demandent l’affectation d’un directeur et d’un surveillant général, car, ceux qui sont en place actuellement ne sont que des «faisant fonction». Le personnel disponible actuellement est insuffisant pour assurer une rentrée scolaire normale aux élèves, puisque, pour cette année, le CEM présente un déficit en enseignants, adjoints d’éducation et factotums. Le délabrement avancé des salles de classes, des laboratoires, des sanitaires est l’autre problème soulevé par les parents : des vitres cassées, des toits perméables, un réseau électrique défectueux et des murs fissurés. Dans l’après-midi, une réunion entre les parents d’élèves, d’un coté et, du représentant du DE à savoir Mr Nedara, de la cheffe de daïra de Darguina et du P/APC d’Aït-Smail de l’autre s’est tenue au niveau du CEM pour tenter de désamorcer la situation et ne pas pénaliser davantage les élèves. Beaucoup de promesses ont été données aux parents par les représentants de l’administration dans le but de ne pas envenimer la situation et permettre aux collégiens de d’entamer leur scolarité en attendant l’assainissement de la situation catastrophique dans laquelle patauge cet établissement ; d’ailleurs une entreprise d’étanchéité a déjà été désignée pour débuter les travaux !
Saïd M.
