La Dépêche de Kabylie

Grands retards enregistrés dans la réalisation des logements

La visite effectuée dans la matinée de ce mardi, à Tizi Ghenif, par M. Hocine Ouaddah, wali de Tizi Ouzou, accompagné de M. Rabah Aïssa, P/APW aura du moins permis de faire un constat amer sur les grands retards enregistrés dans la réalisation de logements. En effet, cette localité située à l’extrême sud-ouest de la wilaya et limitrophe de celles de Boumerdès et Bouira n’arrive pas à concrétiser les projets inscrits dans le secteur de l’habitat. Ainsi, près de 230 logements étaient prévus depuis presque une dizaine d’années mais qui n’ont pas à ce jour vu le jour. Sur le premier site visité par le premier responsable de la wilaya de Tizi Ouzou, deux chantiers sont mis pour la circonstance en marche, il s’agit d’abord de celui des 50 logements publics sociaux (LSP) d’un montant de 37. 404. 064,16 dinars dont le délai de réalisation est fixé à 22 mois dans la théorie mais il reste tous les autres jours que Dieu fait. Au demeurant, si le wali a fait remarquer que non seulement ce délai de réalisation de 20 mois est trop long, il est encore plus surpris du prix de revient des logements qui s’élève à 154 millions pour un F3 de 62,80 m2 et 180 millions pour un F 4 de 75 m2. « Il faut revoir à la baisse les prix de revient, car il est inconcevable qu’un F3 ou un F4 à Larbaâ N’Ath Irathen revienne beaucoup moins cher qu’à Tizi Ghenif alors que la configuration du terrain est beaucoup plus différente », ordonne le wali aux principaux responsables. Juste à côté de ce terrain qui connaît en ce jour une grande animation avec la mise en marche de gros engins de terrassements, deux carcasses appartenant à l’OPGI, qui étaient à l’abandon depuis quelques années ont repris un semblant d’activité, elles auraient pu abriter déjà 44 familles. Là encore, des promesses des responsables sont faites pour respecter les délais. A quelques dizaines de mètres d’autres carcasses délaissées semblent quémander une petite visite de la part de la délégation, mais seul un regard pitoyable de loin les prend en pitié. Mais la chance a été donnée au grand squelette qui se dresse au milieu du marché hebdomadaire et qui devait, il y a déjà quelques années être un marché couvert semblable à celui « d’Ali Mellah ». Confié à l’agence foncière de Draâ El Mizan, il connaîtra tous les affres des saisons sans qu’il ne soit recouvert et finira par devenir un vestige historique. Convoité par les gros bonnets qui veulent accaparer toute cette superficie du célèbre « Souk N’Asavth », il est certain qu’ils ont réussi puisqu’il est question de le délocaliser. Néanmoins, cette carcasse après expertise serait transférée pour abriter les 100 locaux du programme du Président de la République et destinés aux jeunes. Le dernier site visité par la délégation avant de rejoindre la commune de M’kira, est celui de la cité dite « gendarmerie » qui était un bidonville dont il ne reste plus qu’un terrain dénudé dont la viabilisation est en cours, alors que ses anciens occupants ont été recasés depuis près d’une année dans des conditions déplorables au niveau de l’ex-CAPCS. Au demeurant, le comité du village à profité de la présence du wali pour lui remettre leurs doléances. Dans leur lettre, ces citoyens n’ont pas manqué de dénoncer les multiples contraintes rencontrées sur le terrain en matière de prise de décision et de négligence émanant de certaines parties concernées, comme à citer le bureau d’études engagé au niveau de ses différentes étapes d’intervention ou les tergiversations et le caractère promotionnel réservé par le promoteur, en l’occurrence l’agence foncière de Draâ El Mizan qui a présenté des devis estimatifs inaccessibles aux capacités financières des bénéficiaires, calculées aux cas sociaux. Comme ils invitent l’APC de Tizi Ghenif à s’intéresser davantage aux démarches administratives à entreprendre pour une meilleure évolution du projet. Par ailleurs, pour leur part, les policiers de la sûreté de daïra de Tizi Ghenif attendent toujours les 20 logements promis pour ramener leurs familles.

Essaïd N’Aït Kaci

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