Arriver à l’heure à l’établissement scolaire est un défi quotidien que relèvent les élèves habitant le village Colonel Amirouche, à 6 kms d’Akbou. En effet, ces élèves, qui suivent leurs études aux collèges et aux lycées de la ville d’Akbou, endurent le calvaire de l’insuffisance du transport scolaire comme en témoignent quelques élèves de ce patelin : » Le ramassage scolaire pour notre village n’est assuré que par deux bus, qui, à chaque fois, repartent ‘bourrés’ d’élèves. Il faut se lever très tôt pour dénicher une place, car ces bus démarrent vers 7h15. Les élèves s’entassent dans l’habitacle, et beaucoup d’entre eux se tiennent en position debout le long du trajet! » relatent ces élèves. Ainsi donc, pour accéder au bus, il faut jouer des coudes, et ce n’est guère évident pour les élèves qui se trouvent dans le désarroi. Chaque matin, des groupes d’élèves s’agglutinent sur les accotements de la RN n°26 qui passe par le village Amirouche, et ce, dans l’espoir de trouver un moyen de locomotion qui leur permettra de rejoindre leurs établissements scolaires à l’heure. Toutefois, ce n’est guère une sinécure pour eux, du moment que les fourgons et autres minibus qui passent par là ne marquent que très rarement des haltes puisqu’ils sont chargés à craquer de voyageurs, entre travailleurs et élèves venus, eux aussi, des autres localités voisines à l’instar d’Allaghane, Tazmalt, Aït R’zine,… en partance vers la ville d’Akbou. Pour les élèves dont les pères sont véhiculés, le problème ne se pose pas, tandis que ce sont les élèves dont les parents ne possèdent pas de voitures qui vivent ce calvaire du transport. En conséquence à cela, beaucoup d’élèves du village Amirouche se voient obligés de mettre la main à la poche pour emprunter les fourgons en payant 30 da la place (60 da en aller/retour) ce qui est perçu comme une charge supplémentaire par les ménages, surtout pour ceux qui sont issus d’un milieu défavorisé! Ce problème qui s’étale malheureusement sur toute l’année scolaire se répercute négativement sur le cursus scolaire des élèves du village Amirouche, où la déperdition scolaire les menace sérieusement !
Syphax Y.
