Des édifices publics à l'abandon

Partager

Le village d'Ath Attella, connu également sous l'appellation Azib El Madjène, est l'un des plus grands villages de la commune d’Aït Yahia Moussa.

Cette contrée du versant ouest du chef-lieu communal, peuplée de plus de deux mille âmes, a certes bénéficié de projets de développement et de structures, néanmoins ces derniers sont à l’abandon. On citera le bureau postal, le foyer de jeunes et l’antenne de mairie. Pour le premier édifice, il se trouve actuellement dans un état de dégradation avancée. En effet, avec l’avènement du terrorisme au début des années 90, il a été fermé par mesure de sécurité. Le préposé au guichet a été affecté à l’agence postale du chef-lieu où il s’est occupé de gérer les prestations des services de village jusqu’à sa mise en retraite. Peu de temps après, une fois ce bureau transféré à Algérie Poste, il a été décidé de le rénover. « Il a été inscrit au même titre que celui de Tizra Aissa dans la grappe de village d’Iâlallen. Ce dernier a été rénové de fond en comble. Par contre, le nôtre n’a subi aucune opération. Aujourd’hui, il est devenu un lieu de rencontres pour les noctambules qui y passent leur nuit à s’adonner à la consommation d’alcool. Portes arrachées, vitres brisées… En tout cas, il est à l’abandon », nous raconte un citoyen de ce village. Notre interlocuteur ne s’arrête pas là parce qu’il évoque la situation du foyer pour jeunes. « Au moment où nos jeunes sont livrés à eux mêmes, le foyer, réalisé à coup de millions de centimes, n’est pas épargné par ce saccage. C’est désolant de le décrire parce qu’il a subi toutes les dégradations qu’une personne ne peut imaginer », regrette-t-il. Par rapport à l’antenne de mairie, un élu nous confie que si cette structure n’est pas encore touchée par ce vandalisme, c’est parce qu’il y veille personnellement. « Je fais tout pour la protéger. Si elle n’est pas mise en service, elle risque de subir le même sort. Actuellement, elle est achevée. L’enveloppe pour réaliser un mur de soutènement au contre bas et l’accès existe. L’opération est même confiée à une entreprise. Nous attendons seulement le lancement de ces travaux », nous informe-t-il. Effectivement, si ces structures ont été réalisées dans ce village, c’est pour que les citoyens puissent bénéficier de leurs prestations. Donc, par ricochet, leur protection s’impose. Quant à cette antenne administrative, personne ne peut négliger son importance quand on sait que cette vaste contrée est composée non seulement d’Ath Attella, mais aussi d’autres villages environnants, tels Cherifi, Imaksnène, Tifaou… Les administrés font des déplacements de plus de 20 kilomètres en aller et retour moyennant des dépenses et une perte de temps. Pour certains d’entre eux, ils parcourent cette distance rien que pour se faire délivrer une simple fiche familiale ou autres pièces administratives. «Qui est responsable de cet état de fait ?», s’interroge-t-on.

Amar Ouramdane

Partager