Ighil Ali Projet de raccordement au gaz de ville – Les travaux piétinent !

Le projet de l'alimentation de la commune d'Ighil Ali en gaz de ville connaît quelques couacs !

En effet, les travaux d’installation du réseau du gaz naturel au chef-lieu et à la périphérie piétinent depuis plusieurs semaines déjà. Ledit projet est scindé en 3 lots: le premier lot concerne la ligne Ath Sassi-Ighil Ali, le deuxième lot concerne, pour sa part, le chef-lieu communal et le troisième et dernier lot se rapporte au village de Takorabt. Selon Naït Zerrad, premier vice-président de l’APC, les travaux, dont le dernier lot qui concerne Takorabt-Ighil Ali, ont atteint « un taux d’avancement de 95% ». Quant au chef-lieu, (le lot 2) la réalisation du réseau a atteint, selon toujours le même responsable, le taux d’avancement de 60%. En revanche, concernant le premier lot: Ath Sassi-Ighil Ali « les travaux n’ont pas encore démarré » selon Naït Zerrad. S’agissant de la ligne de transport du gaz naturel, qui devrait être acheminée du village de Tigrine vers Ighil Ali, notre interlocuteur nous apprendra que les travaux « sont à l’arrêt depuis un mois, et ce, au niveau du lieu-dit Tizi Guemden, à 4 kms du village de Tigrine ». Ces travaux qui piétinent encore depuis un certain temps ont gâché quelque peu, la joie des habitants qui espéraient, tout au moins, faire fonctionner leurs radiateurs et cuisinières avec le gaz de ville avant l’arrivée du prochain hiver, mais hélas ce ne sera pas pour cette fois-ci, vu la « valse » d’arrêts et de reprises des travaux. Par ailleurs, les habitants des autres villages de la commune, à l’image de Tabouaânant, El Kelaâ, Mouka, Azrou, Bouni, Tiniri, Ath Serradj, Belayel, Zina et autres devraient patienter encore quelques temps pour pouvoir bénéficier de cette énergie fossile, ô combien salvatrice pour eux. Pour cela, notre vis-à-vis nous apprendra qu’un complément de 146 kms du réseau du gaz de ville concernera ultérieurement les villages de la municipalité où 4006 foyers bénéficieront de cette énergie. « Pour cela, l’étude a été finalisée, et une commission a effectué récemment une sortie sur le terrain » ajoute notre interlocuteur. Faut-il souligner que les habitants des villages isolés et perchés sur les flancs des montagnes, comme Tabouaânant, El Kelaâ, Tazla, Mouka et autres, endurent les pires conditions de vie durant l’hiver, surtout, où la neige chute abondamment en bloquant même les habitants chez eux. Ces derniers se voient obligés de se rabattre le plus souvent sur le bois pour le chauffage et la cuisine, et ce, lorsque l’on sait que les dépôts de bonbonnes de gaz butane ne sont disponibles qu’au chef-lieu communal.

Syphax Y.