La Dépêche de Kabylie

Ahnif L’habitat précaire, ce mal qui ronge la localité – Dormir la peur au ventre…

L'habitat précaire dans la commune d'Ahnif constitue toujours un casse-tête qui ne s'estompe pas au fil des années.

L’exemple du chef-lieu est édifiant à plus d’un titre. La cité de la gare compte, à elle seule, des dizaines d’habitations datant pour la plupart de l’époque coloniale. Vétustes, mal aménagées et assujetties à la promiscuité ces masures abritent des centaines d’habitants qui vivent la peur au ventre qu’une calamité naturelle ne vienne les mettre à mal si ce n’est le temps qui passe qui use à vue d’œil leurs taudis. Les mal-logés sont nombreux dans cette localité et le programme de résorption de l’habitat précaire (RHP) semble « somnoler » encore. L’on sait, par contre, que 40 logements seulement entrant dans le cadre de la RHP ont été construits et distribués vers la fin des années 2000. Quelque16 autres, dans le cadre du social, ont été également attribués il y a des années de cela à Ahnif centre. C’est dire que le logement social n’est pas vraiment consistant en ces contrées où la demande en logement dépasse largement les 500 dossiers. L’autre point qui est en proie à la construction anarchique a trait au quartier populaire de « Imaghrassen », situé près de la RN 5 à Ahnif centre. Ce lieu n’est pas non plus épargné par l’intrusion de l’habitat précaire qui y prospère, étalant de ce fait l’incapacité de ses habitants à avoir un toit décent dans la légalité. Par ailleurs, faut-il aussi relever ce problème lancinant qui est en rapport avec le manque d’assiettes foncières dans cette commune pour les besoins de construction de logements tous types confondus. C’est un problème majeur, qui se dresse en rempart contre la satisfaction de la demande des ménages en matière de relogement. Néanmoins, une note de satisfaction provient de l’aide à l’habitat rural (Fonal) qui connaît, à l’instar des communes limitrophes (Ath Mansour, M’chedallah,… ) un franc ,succès étant donné que les quotas distribués dans ce sens dépassent largement les 500 unités selon nos informations.

Y. Samir

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