Que fait la direction du commerce ?

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Dans les villages d’Amdoun N’Seddouk, la sardine se vend dans la rue, exposée au soleil et à la poussière. Venant avec des véhicules inappropriés, la plupart des vendeurs ne respectent non seulement pas les normes de transport des produits carnés qui se décomposent vite, mais aussi la réglementation régissant cette activité. Le vendeur arrive vers 7h du matin. Il installe sa marchandise au quatre chemins de Tibouamouchine, plus précisément dans le coin situé à l’entrée du chemin allant vers la placette d’Aguelmim. Ce coin stratégique donnant sur la RN 74, est très fréquentée par les automobilistes. Il est situé à proximité d’un café et d’une épicerie. Le vendeur installe les caisses directement à même le sol. Il ne respecte même pas les règles les plus élémentaires d’hygiène que la loi lui impose. Par ailleurs, le prix de la sardine, oscillant entre 350 et 500 dinars, fait que les gens ne se bousculent pas pour en acheter. Ils sont rares ceux qui en achètent. Après quelques heures passées, le poisson qui commence à perdre de sa couleur, attire chats, guêpes et mouches. Le vendeur commence alors à l’asperger avec de l’eau. La sardine est vendue dans des caisses en bois. Pour rappel, l’usage de ses caisses est interdit depuis bien longtemps, à cause des résidus de poisson qui s’accrochent et forment des nids de microbes. Seules les cagettes en plastic sont autorisées du fait qu’elles peuvent bien être nettoyées. Vers 10h, le vendeur met la marchandise dans l’arrière du véhicule, laissant la porte grande ouverte et commence à sillonner les routes des villages en klaxonnant, façon de signaler son arrivée tout en criant «Alhouth». Les villageois ont cette habitude de sortir quand un vendeur de produits arrive à leurs portes, ne serait-ce que par curiosité pour voir s’il y a quelque chose d’intéressant à acheter. Si la mévente persiste, le vendeur aura recours à la réduction des prix, un facteur qui attire et incite les consommateurs à acheter. Pourtant, 10h est le délai fixé pour l’arrêt de la vente du poisson en plein air suivant l’arrêté de la wilaya, une information donnée par un agent du service d’hygiène de l’APC. Cela n’empêche pas le vendeur à continuer à vendre le produit jusqu’à son écoulement. Il sillonne les rues jusqu’à 12h ou plus. L’exposition au soleil d’un produit périssable comme la sardine, pourrait nuire à la santé du consommateur et lui causer des intoxications.

L. Beddar

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