L’apparition de la rage en divers endroits du territoire national fait craindre le pire aux citoyens qui se retrouvent souvent face à des chiens errants ou à des chacals. Les gens d’Akbil les rencontrent quasiment tous les jours sur leurs routes, particulièrement près des décharges où ces bêtes viennent chercher leur pitance. C’est surtout la nuit qu’elles se regroupent en grand nombre et se rapprochent dangereusement des habitations. Les différentes campagnes d’abattage, n’arrivent pas à éradiquer définitivement ces meutes qui semblent revenir à chaque fois plus nombreuses. Ni les armes, ni les empoisonnements n’en sont arrivés à bout. Lorsque les éventuelles meutes trainent aux abords des habitations, le risque devient alors omniprésent. Ce que les habitants redoutent surtout depuis qu’ils ont appris la nouvelle du décès à Bouira, d’un enfant qui a été mordu quelques jours auparavant, à quelques mètres de chez lui. Les habitants du petit bourg d’Ait Hamsi, relevant de la commune d’Akbil, nous ont signalé qu’une meute de plus d’une dizaine de chiens errants trouble leur quiétude et menace leur intégrité physique. Agressions, saleté et perturbation de leur repos sont au quotidien des citoyens, engendrées par ces animaux. Les habitants nous confient que des meutes de chiens et de chats errent dans les ruelles du village, particulièrement durant la nuit, terrorisant les citoyens qui ne peuvent sortir de chez eux sans la crainte d’être attaqués. Le groupe qui hante tous les quartiers représente un danger pour les habitants qui se lèvent tôt en vue de voyager ou ceux qui rentrent tard. «Plusieurs personnes ont été agressées et n’ont dû leur salut qu’à leur fuite pour éviter les morsures. Les crottes nauséabondes et glissantes pour qui ne les distingue pas dans le noir, jonchent toutes les artères du village, devenu un chenil» nous dit notre interlocutrice dont la fille, étudiante, ne peut prendre le bus qu’une fois le jour levé et les chiens rentré dans leurs tanières. En cette période où des cas de rage sont déclarés en divers endroits, il est du droit des villageois de craindre pour leur santé et celle de leurs enfants. La dernière campagne de vaccination, très louable du fait qu’elle permet de prémunir les animaux domestiques, n’aura aucun effet sur les animaux errants que seules des actions d’abattage, répétées régulièrement, pourraient éradiquer ou du moins réduire le nombre.
A. O. T.