C’est une cacophonie qui règne sur le pont reliant les deux rives du chef-lieu communal. Depuis des années, aucun ordre n’a pu être établi sur cet ouvrage pourtant menacé d’effondrement à cause de l’extraction illicite du sable. Mais, ce qui fait craindre aussi le pire est que des véhicules chargés de fruits et légumes y garent souvent des deux côtés. D’ailleurs, cela crée des désagréments aux usagers de ce pont. Quotidiennement, des marchands ambulants y vendent leurs marchandises. Du fait qu’au niveau de ce chef-lieu, il n’existe aucune structure sécuritaire pouvant les dissuader, ils agissent en toute impunité au vu et au su de tout le monde. On croit savoir que l’exécutif communal aurait pris une décision de les déloger de ce pont. » Non seulement, ils gênent la circulation, mais ils représentent aussi un danger. Avec les poids de ces véhicules, le pont risquerait de céder un jour. Nous devons agir quitte à faire appel à la force publique », nous confie une source proche de l’APC. Notre interlocuteur nous informe que ces activités sont informelles parce que ces marchands ne sont pas identifiés. » Ce sont des saisonniers », enchaîne-t-il. Même si ce chef-lieu n’a aucun espace commercial à part le marché hebdomadaire qui s’y tient tous les mardis, les responsables locaux n’acceptent pas cette anarchie. » Nous avons aménagé le marché. Ils n’ont qu’à se déplacer vers cet endroit », ajoute la même source. Par ailleurs, nous avons appris que les 47 locaux du programme de » 100 locaux » par commune seront attribués incessamment. « Tout est prêt. Les clés seront remises aux bénéficiaires avant la fin de l’année en cours », nous répond le maire que nous avons approché à ce sujet. Il faut dire que par manque d’assiettes foncières, l’autre quota initialement prévu tout près de l’immeuble du centre-ville a été annulé parce que la poche vide qui lui a été choisie ne répondait aucunement à ce genre de projet. En tout cas, les autorités locales sont décidées à lutter contre l’informel dans ce chef-lieu en dépit de tous les manques précités. « Nous estimons que ces locaux boosteront certaines activités et autres prestations qui manquent dans notre chef-lieu. Il y aura des bureaux, des artisans et autres commerces », conclut le maire.
Amar Ouramdane
