Raffour Cité de regroupement – Le plan parcellaire affiché

La régularisation des habitations individuelles de la cité de regroupement du village de Raffour dans la commune de M’chedallah par des actes de propriété est l’un des dossiers des plus sensibles que les citoyens de cette importante agglomération ne cessent de remettre au goût du jour à travers leurs représentants ou durant des mouvements de protestation. Un dossier qui a traîné depuis plus de cinq (05) ans et qui a fini par constituer un point noir. C’était d’ailleurs une des priorités contenues dans la plateforme de revendications élaborée par le collectif des citoyens et remise au wali lors de la marche du 28 juillet dernier. Il convient de signaler que l’opération de recensement déclenchée en 2012 a été scindée en deux tranches confiées à des bureaux d’études différents. La première partie s’étale sur une superficie de 11 hectares où sont recensées 400 habitations, la seconde sur une surface de 21 hectares qui regroupe 410 habitations individuelles. La première étude a été menée à terme depuis plus d’une année et la seconde est en phase finale, d’où l’affichage par l’APC du plan parcellaire et de la liste nominative au niveau du siège de l’APC et de la place publique à Raffour pour permettre aux citoyens qui se sentent lésés dans leur droit d’introduire des recours dont un délais de 15 jours, c’est-à-dire à la date du 19 du mois en cours et qui devront être déposés au niveau des services techniques de l’APC de M’chedallah. L’affichage en question a, soulignons-le, drainé une importante foule dans la matinée de jeudi matin devant l’esplanade «Akham laarch». Les citoyens se bousculaient devant les documents affichés et chacun y cherchait désespérément son nom. Devant ce spectaculaire rassemblement des résidents, des membres du collectif des représentants de Raffour qui nous ont abordés sur place nous informent qu’ils ont décidé d’organiser un rassemblement dans la soirée de la même journée du jeudi au même endroit pour donner plus d’explications à propos de cette opération de régularisation et éventuellement orienter les citoyens dans les démarches à faire pour introduire leurs recours dans les délais fixés. Rappelons que le dossier de la première étude a été finalisé depuis l’année passée. Cependant, le collectif a refusé à ce que les actes de propriétés individuels soient distribués et ce jusqu’à finalisation de la deuxième étude pour éviter d’éventuelles actions de protestation.

Oulaid Soualah