«On a besoin de l’aide du maire»

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Le grand projet sportif d’une académie de boxe à Béjaïa, initié par l’ex-international et entraîneur de boxe, Guerout Karimou depuis 2011, tarde à voir le jour à cause des blocages administratifs malgré la bonne volonté de son initiateur.

La Dépêche de Kabylie : Pouvez-vous nous parler de votre projet d’académie de boxe ?

Guerout Karimou : C’est un projet qui date de 2011, depuis la création de notre club Noussour Béjaïa. Malheureusement le problème qu’on a rencontré est d’ordre infrastructurelle, on ne trouve pas une infrastructure adéquate pour une création d’une académie de boxe, car il faut une grande surface pour avoir tous les équipements nécessaires pour une académie. On s’est rabattus sur une petite salle d’une section de boxe qu’on a ouverte et actuellement on travaille dessus en attendant de trouver quelque chose de plus grand.

Peut-on connaître les grands axes de ce projet ?

C’est de s’occuper de la formation du boxeur de la base jusqu’à l’élite, pour faire des jeunes boxeurs l’élite de demain. Pour qu’un boxeur puisse décrocher des résultats au niveau international, il faut qu’il passe par des étapes de formation pour arriver au sommet, car comme vous savez, nos boxeurs internationaux actuels disposent de très grandes qualités techniques, physiques et tactiques. Mais malheureusement, leur formation fait défaut, chose qui les bloque pour décrocher de grands résultats au niveau international. La prise en charge d’un boxeur ne se limite pas aux volets technique, tactique ou physique mais en plus de ceux cités y en a d’autres, comme la théorie et la psychologie. La base est l’étape la plus importante chez n’importe quel sportif en général et boxeur en particulier, car avec une bonne base, on fera un grand champion de demain.

Avez-vous les moyens de votre politique ?

Les moyens humains existent et on dispose de gens derrière nous qui ont promis de nous aider financièrement. Donc, je peux dire que sur le volet financier, on ne devrait pas trouver de difficultés, ce qui nous manque par contre c’est l’infrastructure. La construction d’une infrastructure d’académie nécessite beaucoup de moyens et nos moyens actuels sont au-dessous des exigences, mais on espère trouver une infrastructure d’État qui est fermée ou non utilisée pour débuter et créer après un vrai centre de formation de boxeurs d’élite.

Qu’en-est-il de la structure promise à Tala Hamza ?

Comme on n’a pas trouvé à Béjaïa ville d’infrastructure d’État, on s’est rabattu sur les communes limitrophes comme Oued Ghir et Tala Hamza. La chance qu’avait la commune de Tala Hamza est qu’elle dispose d’une voute et d’une maison de jeunes qui sont mitoyens et qui sont fermés depuis plus de 15 ans maintenant. On a vu le maire qui a accueilli le projet avec satisfaction, mais malheureusement la mettre à notre disposition est remis aux calendes grecques et on n’arrive pas à comprendre le pourquoi de cette lenteur, une situation qui date depuis 2014. On n’est pas restés bras croisés car on a sollicité monsieur le wali avec qui on a eu une entrevue, le 29 avril 2016, à lequel j’ai exposé ce problème. Le premier magistrat de la wilaya m’a confirmé que si elle est fermée, il va instruire le maire pour la mettre à notre disposition et un courrier daté du 8 mai 2016 a été transmis au P/APC de Tala Hamza, qui nous a donné des repenses favorables sans pour autant les concrétiser sur le terrain.

On vous laisse le soin de conclure…

Je souhaite que le maire de Tala Hamza mettra à notre disposition cette infrastructure car elle sera bénéfique pour la jeunesse de sa commune qui pourra bénéficier d’un centre de formation de boxe qu’on veut créer sur ce lieu, surtout avec l’existence d’une voute et d’une maison de jeunes qui sont mitoyens. Ce centre de formation peut être bénéfique aussi pour la population locale dans le cadre de loisirs, avec la création des activités de loisirs sportives et former des boxeurs de demain.

Entretien réalisé parZahir Hamour

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