Les élèves habitant loin de l'école primaire Slimane Khellal, située au village de Toghza à 5 kms du chef-lieu de Chorfa, endurent, chaque jour, les affres de l'éloignement et de la fatigue du trajet.
En effet, ces élèves habitant le hameau de Bourar et les quartiers périphériques sis à l’extrémité de ce village doivent parcourir, quotidiennement, entre 6 à 8 kms en aller/retour pour rejoindre leur école. Ces trajets sont, bien évidemment, trop courts pour les adultes mais longs et harassants pour des enfants dont l’âge varie entre 6 et 12 ans. Ces potaches, on les voit chaque jour marcher longuement pliant sous le poids des sacs-à-dos chargés de fournitures et de livres scolaires, ce qui double leur peine. Les apprenants habitant loin de l’école ne bénéficient pas du ramassage scolaire, ce qui représente un tort pour ces enfants qui se trouvent, de ce fait, exposés à tous les dangers (kidnappings, agressions,… ) en sus des dangers qui les guettent sur la voie publique. Des élèves habitant le hameau de Bourar ou à proximité de l’oued Sahel longent les routes denses en circulation automobile. Ils doivent faire preuve d’une vigilance accrue pour ne pas finir sous les roues d’une voiture. D’autres, innocents tels qu’ils sont, se rabattent sur la voie ferrée en jouant aux « funambules », et ce, en marchant sur les rails dans une « compétition » plutôt dangereuse. Les trains et autres autorails qui passent via ces chemins de fer peuvent, à tout moment, faucher ces élèves qui devraient être vertement avertis. Ce problème de l’absence du ramassage scolaire se répercute, en conséquence, négativement sur les études de ces bambins, où la perdition scolaire les guette quand ce ne sont pas les dangers en tous genres.
Y. Samir.

