Commémoration du massacre de Cheurfa au musée régional du Moudjahid

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Aujourd’hui, le musée régional du Moudjahid de Tizi-Ouzou, en collaboration avec les Kasmas de l’organisation nationale des moudjahidines des localités de Tizi-N’Tleta, Ouadhia, Agouni-Gueghrane, Ait Bouadou et les comités des villages de Cheurfa, organise une journée d’étude afin de commémorer le massacre de Cheurfa (Tizi-N’Tleta). En effet, c’est en cette fatidique date du 12 octobre 1957, qu’il y a eu la découverte de ce refuge par l’armée coloniale qui servait depuis le début de la révolution de centre de soins et d’assistance aux combattants de l’armée de libération nationale blessés, malades ou simplement recherchés par l’armée coloniale et qui était installé dans la demeure du chahid Zerrouak Ahmed dit «Sid Ahmed Touil», un commerçant du village. «Alors que jusqu’à ce jour, le secret le plus total ainsi qu’une discrétion sans faille avaient entouré ce refuge mais malheureusement, le 12 octobre 1957, l’armée coloniale envahit le village tout en se dirigeant droit vers la maison de Zerrouak Ahmed où la soldatesque française découvre pas moins de dix sept (17) membres de l’ALN, qu’elle exécutera sauvagement à l’intérieur de la cour de ladite maison qui sera complètement, à son tour, détruite après le massacre», nous a déclaré un membre du comité de village de Cheurfa, rencontré à Boghni au moment où il s’occupait avec ses camarades de coller des affiches, invitant les citoyens à honorer de leur présence cette commémoration organisée au niveau du musée régional du Moudjahid de M’Douha (Tizi-Ouzou). Par ailleurs, notre interlocuteur ajoutera que ce massacre des dix-sept maquisards, à savoir les martyrs Zerrouali Ahmed, Belkadir Said, Si Ahmed-Hadi Amar, Lamraoui Ahmed, Mechdai Saïd, Yantrene Chabane, Aichour Chabane, Yacine Ali, Talbi Amar, Ahmed le Blidi, El Hadj Amendas, Dahmani Med-Arab, El Khaouni, Elali Amar, Si Ahmed Oussalmoune et Si El Belacheghane Mohamed, dont la majorité étaient blessés ou invalides avaient fait l’objet d’un procès verbal établi sous le numéro 0558, par le chef de la brigade de gendarmerie de Béni-Douala, l’adjudant–chef Bernard et le lieutenant Périn, chef de brigade spéciale déléguée.

Essaid Mouas.

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