La Dépêche de Kabylie

Tizi-Ouzou – Le SETE appelle à deux jours de grève

Après que le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) eut interpellé les responsables du secteur sur divers manques, c’est au tour du Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE) affilié à l’UGTA de lui emboîter le pas. En effet, dans une déclaration dont nous disposons d’une copie, le bureau de wilaya qui s’est réuni, le 8 octobre dernier, a, lui aussi, estimé dans sa session extraordinaire que le marasme caractérise la situation socioprofessionnelle des travailleurs de l’éducation. « Devant la menace qui pèse sur les acquis du monde du travail, à savoir la remise en cause du système de la retraite professionnelle et l’élaboration par les pouvoirs publics d’un code de travail des plus régressifs, il est relevé la persistance dans les irrégularités dans les versements des salaires et la non-perception dans les délais prescrits de la prime de rendement, à ce jour bloquée au niveau du contrôleur financier alors que les autres fonctionnaires des autres wilayas l’ont perçue et consommée », est-il écrit dès l’entame dudit document. Par ailleurs, le Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation a exigé la mise en place des crédits par le ministère de tutelle, l’installation de l’agence comptable (contrôleur financier, trésor et direction) tant promises par les pouvoirs publics, l’intégration des corps communs dans le secteur de l’éducation, l’allègement des programmes et volumes horaires et plus de sécurité au niveau des établissements scolaires. Les rédacteurs de ladite déclaration ont, par ailleurs, dénoncé le manque d’encadrement dans certains établissements scolaires, la complaisance dans l’opération des affectations et les réquisitions injustes des enseignants du primaire pour des activités parascolaires et la surveillance des élèves entre 12 heures et 13 heures ainsi que la surcharge des classes. Enfin, pour tous ces manques, le conseil dudit syndicat a appelé les travailleurs du secteur à observer deux journées de protestation, à savoir les 17 et 18 octobre, afin de dénoncer tous ces abus et irrégularités affichés par les pouvoirs publics.

Amar Ouramdane

Quitter la version mobile