Les fonctionnaires de la mairie de Saharidj ont décidé hier, d’une grève illimitée en guise de protestation contre l’insécurité qui prévaut au niveau de cette institution, doublée d’une anarchie dans son fonctionnement. La goutte qui a fait déborder le vase a été les dépassements d’un jeune qui serait en état d’ivresse sur un employé du service biométrique et des citoyens qui s’y trouvaient mercredi passé apprend-on sur les lieux. Des dépassements qui sont monnaie courante au niveau de cette administration et ce en absence de toute forme de sécurité. À l’arrivée du maire à la première heure, après avoir été informé de cette grève, son bureau a été pris d’assaut par la totalité des fonctionnaires grévistes qui ne sont pas allés de main morte pour dénoncer les intenables conditions de travail. Un constat confirmé par le secrétaire général (SG) de l’APC présent lors de ce regroupement. Le SG s’est dit dépassé en l’absence d’élus qui ont pour la plupart déserté les lieux. Ce responsable souligne la nécessité de l’instauration d’un calendrier des réunions de coordination entre les élus membres de l’exécutif et les responsables administratifs. Ce qui confirme en quelque sorte cette anarchie dénoncée par les grévistes. Les fonctionnaires exigent dans un premier lieu à ce que tous les employés de l’effectif de la mairie soient présents à leurs postes y compris ceux qui émargent dans la liste du pré-emploi pour réduire la charge du travail des autres fonctionnaires. Ils exigent aussi à ce qu’un système de pointage fiable soit mis rapidement en place pour la totalité du personnel sans exception. Nous apprenons dans la foulée que des éléments recrutés en qualité d’agent de sécurité sont affectés à d’autres postes, d’où un manque flagrant de sécurité et de fréquents dépassements qui font régner un climat de peur parmi le personnel particulièrement des femmes exerçant dans divers services. Interrogé à ce propos, le maire M. Irnaten Mouloud avouera dans un premier lieu qu’il n’est pas informé de la plupart des ces carences qui perturbent le fonctionnement de la mairie. Concernant le volet sécurité il dira qu’il fera appel à d’anciens gardes communaux encore en exercice et affectés dans d’autres organismes pour être réaffectés en qualité d’agents de sécurité au niveau du siège de l’APC. À propos de l’anarchie et la mauvaise coordination qui se répercute sensiblement sur le fonctionnement et le rendement de l’APC, il dira qu’il nous communiquera un plan de travail dès qu’il serait finalisé en collaboration avec les chefs de services et les élus membres de son bureau exécutif. Notons enfin que des élus membres de l’exécutif présents ont quitté la salle servant de bureau du maire et exigent à ce que la concertation soit restreinte aux seuls représentants des fonctionnaires protestataires sachant que des citoyens se sont joints aux grévistes.
Oulaid Soualah
