L’oléiculture ne rassure pas

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La saison des olives ne se présente pas cette année sous un angle prometteur à Béni-Zmenzer du fait de la faible récolte qui se profile. Forte d’une superficie oléicole de 310 hectares, la région est connue pourtant par son rendement fort conséquent et régulier, à l’instar de l’année passée où il a dépassé la barre de la moyenne, atteignant presque la proportion de 20quitaux /hectare pour un équivalent d’une moyenne de 20 litres d’huile par quintal. Pour la présente saison, les prévisions ne dépassent pas les 12 quintaux/hectare, selon la subdivision de l’agriculture de la circonscription à laquelle sont rattachées, outre la commune de Béni-zmenzer, celles de Maatkas, Souk-El-Tennine et Tirmitine. Selon M. Meziani Hocine, subdivisionnaire de la région, cette baisse dans le rendement est due essentiellement au saisonnement auquel se greffent d’autres raisons moins influentes. «Vu le manque où carrément l’inexistence d’entretien des oliviers, notamment les plus jeunes, en matière de labours, travaux de sol, taille et amendements, c’est-à-dire non traitement en engrais, l’olivier saisonne et se repose tout seul, grâce au phénomène physiologique de saisonnement. Cette année, aussi, ce qui a contribué négativement sur le rendement, c’est l’apparition de la maladie dite la mouche de l’olivier qui a touché quelque 50% du potentiel oléicole. Cette maladie diminue l’huile d’olive en quantité et en qualité», nous apprendra-t-il. C’est dire que même la quantité habituelle d’huile produite par quintal d’olives sera peut-être réduite, par rapport à une saison moyennement prolifique. A signaler que les feux de forêts n’ont pas été fréquents et n’ont pas provoqué de grands dégâts durant la dernière saison estivale. L’on ne déplore que la perte d’une quarantaine d’oliviers lors d’un incendie qui a beaucoup plus touché du maquis que les oliveraies et qui a été fort heureusement, vite maîtrisé.

Rabah. A

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