1er Salon International Ruralité et Développement Durable en Méditerranée – Taourirt-Ighil fin prête !

La commune de Taourirt-Ighil, dans la daïra d’Adekar à Béjaïa abritera une rencontre internationale vers la fin du mois en cours. Le programme préliminaire élaboré par les organisateurs prévoit la participation d’une brochette de spécialistes en la matière, venus de différentes régions du pays et de l’étranger. Ainsi, plusieurs communications seront données par les Professeurs Djamil Aissani de l’Université de Béjaïa et Smail Belhadj de celle de Tizi-Ouzou, tout comme Francis Collombet de Toulouse. D’autres professeurs et docteurs viendront s’ajouter à cette liste, puisqu’on attend à ce Salon la présence du Professeur Nacer Djiar et du Docteur Lamri Kerat de l’Université de Sétif, du Docteur Fulcieri Maltini de l’Université de Sheffield, et plusieurs autres intervenants. On attend également la présence d’une délégation de l’Union Européenne et une autre de l’Union Pour la Méditerranée, ainsi que des organismes partenaires dont les noms seront communiqués ultérieurement. Les thèmes qui seront présentés seront nombreux, puisqu’on y abordera la gestion des déchets, la pollution par les métaux lourds, le concept de Zéro déchet, etc. On y parlera aussi d’éco-tourisme et une expérience particulière sera présentée autour du Tassili N’Adjer, et la construction d’un Kasr en pierres sèches à Aïn Sefra. On parlera aussi dans ce Salon des énergies renouvelables et des concepts de «Smart building and smart cities» et de comment assurer la pénétration des énergies renouvelables dans le réseau électrique. Les écosystèmes marins ne seront pas oubliés lors de cette rencontre. On y parlera notamment de biodiversité et de l’énergie de la mer. Une visite au village restauré de Djebla sera ensuite organisée, pour voir comment des techniques de base ont été utilisées pour rénover l’habitat dans cette partie du littoral de Béjaïa.

Allier culture, économie, écologie et tourisme !

Au vu des moyens logistiques limités dont dispose la commune de Taourirt Ighil, les conférences se dérouleront dans divers endroits. La cérémonie d’ouverture est prévue au Campus Universitaire d’Amizour, tandis que les communications seront réparties entre le centre culturel d’Adekar et celui de Béni Ksila. De nombreuses visites sont programmées à l’occasion de ce salon. En plus de celle prévue au village de Djebla, il est prévu de se déplacer vers le Tombeau de la Neige, Thiliwa Lekhmis, et au Musée de l’eau de Toudja. Le programme annonce également la projection de deux films documentaires. L’un autour de la commémoration des événements du 17 Octobre 1961 et l’autre réalisé par Yahn Arthus Bertrand intitulé «Home». Le programme est donc bien chargé. Il est néanmoins légitime se s’interroger s’il est raisonnable de programmer autant d’activités en si peu de jours, et quel serait l’impact de ce salon sur le développement de la commune organisatrice et des autres. Il y a un an, Amizour avait également prévu un événement similaire autour du thème du Développement Local, parrainé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb, et Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Plusieurs organismes tant nationaux qu’internationaux avaient également été associés au programme, lorsque le wali de Béjaia, d’une façon unilatérale, a tout simplement annulé le projet. Il avait pourtant eu l’approbation du gouvernement et des instances internationales. Une annulation qui a mis à mal la crédibilité de la région quant à sa capacité d’organiser de tels événements. Il faut espérer que Taourirt Ighil ne rencontre pas les mêmes obstacles qu’Amizour et réussisse son pari de sortir de l’anonymat et d’apporter des propositions concrètes à même de favoriser le développement durable dans notre pays. Les organisateurs font preuve d’un courage admirable en relevant ce défi sans grands moyens.

N. Si Yani