La Dépêche de Kabylie

Campagne de sensibilisation sur l’environnement

Au-delà des spécificités géographiques et climatiques dont dispose la commune de Yakouren. Son couvert forestier reste la paradigme paradisiaque et l’endroit on ne plus enchanteur, nécessitant soins et protection contre toute dégradation. Une randonnée, pédestrement, servant d’assainissement à la fête de cette localité sur l’axe reliant Azazga à Yakouren. C’est ainsi que la Journée mondiale de l’arbre était célébrée les 21, 22 et 23 du mois en cours. Une opération menée bel et bien par le Conservateur des forêts d’Azazga, le Parc national du Djurdjura, l’Institut national pour la recherche forestière et l’association scientifique et protection de la nature et espèce animale de Bouzeguene accompagné des étudiants de département agronomie de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. L’occasion était de sensibiliser la population riveraine à avoir une prise en charge intelligente et courageuse afin de contribuer largement à la réhabilisation et le développement du patrimoine forestier en faisant point sur toutes les pratiques qui menacent l’environnement. « Il nous semble primordiale de transmettre, limpidement le message de tout ce qui déprécie la forêt et lui en constitue un véritable préjudice. Il y a lieu de citer que la concentration des expositions en cette noble occasion, n’est nullement fortuite, mais c’est tout simplement pour marquer cet événement que nous espérons devenir une tradition dans l’avenir », nous a corroboré le responsable de la cellule synthèse de la conservation des forêts de Tizi Ouzou. Il s’est avéré que les dépréciations et dégradations qu’a connues le tissu forestier, furent les points de mire de cette campagne et représentent de sérieuses préoccupations pour l’administration forestière. De ce fait, la DGFTO a fait don de 3 000 plants pour le reboisement organisé par les associations économiques qu’en compte la wilaya et 2 000 plants destinés aux travaux publics (alignement routier, régions affaissées… ). Une action qui porte essentiellement à rationaliser l’occupation des sols de façon à garantir leur stabilisation et portant la limitation de l’érosion, et consiste aussi à développer le travail sylvicole et améliorer l’agriculture de montagne. Paradoxalement, le comportement égoïste de l’homme demeure la principale cause de toutes les infractions forestières. « Le droit d’usage du produit forestier revient au citoyen mais il est aussi de son devoir d’en préserver. C’est ce que dicte la loi 84/12 du régime forestier portant sur le devoir de chacun à protéger le patrimoine forestier. Cependant, on ne peut aucunement satisfaire toutes les exigences de la population qui a, faut-il rappeler, connu de fortes évolutions ces dernières années. Citons l’exemple du bois de chauffage, vu les rigueurs climatiques passées, on l’avait cédé gratuitement alors que plusieurs délits ont été signalés. D’ailleurs de nombreux indélicats ont été interceptés et qui ont failli faire des années de prison », selon le responsable de la circonscription des forêts d’Azazga. En Effet, l’évaluation du système de gestion des forêts peut permettre de cerner la politique forestière dans son ensemble et ses conséquences afin d’assurer une forte intégration de la population rurale à développer la sylviculture. « La promulgation de nouvelles lois qui s’adapteront aux exigences actuelles est plus que nécessaire pour une meilleure prise de conscience des citoyens », nous a déclaré le responsable de la CFA. Parallèlement, le lycée Frères Hamedi de Yakouren a fait part de célébration par une exposition organisée par le CFA et l’association suscitée. Une grande vénération y a été approuvée. Par ailleurs, ce qui a frappé vivement les esprits et démontré la crédibilité de ladite association, c’était l’acharnement d’un exposant possédant un parc zoologique à Akbou qui compte plusieurs espèces faunitiques (sangliers, éléphants, martin-laveurs, chacals, aigles royaux, paons en plus de quelques belettes) « à ce titre, nous révélera-t-il c’est le plus beau héritage de mon père ». Une démarche que dicte l’intérêt national ne laisse pas place à l’improvisation car il y va de l’avenir de tout un patrimoine dont la fragilité est constatée à travers les dégradations qu’il subit. Enfin, cette manifestation avait pour objectif l’implication, de tout un chacun à une parfaite éducation environnementale en le motivant volontairement son comportement à l’égard de la forêt.

Rabah Karèche

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