Des habitants de la cité d’urgence, qui compte 34 habitations, ont fermé avant-hier, le siège de l’APC de Seddouk. Pour de plus amples informations, nous avons consulté Sofiane Alloune, mandaté par ces habitants, qui nous déclare: «Notre quartier existe depuis 2009, mais les habitants font face au manque de commodités tels que l’eau potable, le gaz de ville, le revêtement des routes, l’électricité et l’assainissement des eaux usées. Chaque lundi, nous nous présentons au bureau du maire pour lui demander de se pencher sur ce problème, mais en vain ! Que des promesses non tenues. Pour nous faire entendre, nous avons donc décidé de fermer le siège de l’APC». Et d’enchaîner : «A notre grand étonnement, à son arrivé sur les lieux, le P/APC n’a même pas daigné écouter nos revendications». Les habitants ont ainsi décidé de maintenir le siège de l’APC fermé jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Ils nous ont également fait savoir qu’ils avaient l’intention de fermer le siège de la daïra et de l’agence commerciale de la SDC de Seddouk, le lendemain (Hier NDLR). «Avec un autre habitant, nous avons déposé une demande auprès de la SDC pour un branchement au gaz qui doit toucher cinq foyers. On nous a établi un devis estimatif de l’ordre de 170 000,00 dinars. Nous avons réglé rubis sur ongle, au mois d’août dernier. Il y a environ 6 mois de cela, la SDC a saisi l’APC de Seddouk qui a des permis de construire. Une fois notre situation régularisée, nous nous sommes rendus à la SDC de Béjaïa, afin de lui demander d’activer notre dossier de branchement au gaz naturel, en lui signalant qu’à approche de l’hiver, le gaz butane, en plus d’atteindre des prix élevés en période de pénurie, se fait rare. Malgré cela, on nous demande d’attendre», nous a fait savoir un autre habitant. Ce dernier nous parlera également du mauvais état de la route qui dessert leur quartier et qui devient un véritable bourbier à la moindre averse. Il signalera également un rejet d’égout qui «empoisonne la vie des habitants», ajoutant : «Il y a de cela une année, les habitants ont été voir le maire pour lui demander de remédier à ce problème, lui assurant même qu’ils étaient prêts à s’y impliquer, mais à ce jour, on n’a rien vu venir».
L. Beddar
