L’intersyndicale autonome de la fonction publique a reconduit hier son mouvement de protestation de deux jours.
Après «la réussite», selon les initiateurs, des deux journées de grève observées les 17 et 18 octobre dernier, l’intersyndicale autonome, regroupant 13 syndicats, a touché hier plusieurs secteurs de la fonction publique (éducation, santé formation professionnelle, administration publique et quelques secteurs économiques). Les syndicats autonomes veulent à travers cette action dénoncer la dégradation du pouvoir d’achat, la décision relative à l’annulation de la retraite anticipée et la retraite sans condition d’âge et l’élaboration du code du travail. Cela dit le mouvement a l’air de perdre de sa cohésion, notamment avec le Syndicat des paramédicaux (Sap) qui vient, lui, d’annoncer son retrait de l’intersyndicale, en marge de son conseil national tenu en session extraordinaire, suite à sa réunion tenue avec le ministère de tutelle. Le syndicat national autonome de l’électricité et du gaz, (SNATEG) a, par contre, annoncé son adhésion à ce mouvement de grève. Hier encore, la majorité des établissements scolaires (trois paliers confondus) et les établissements de santé publique ont fonctionné au ralenti. En effet, la déclaration de la ministre de l’éducation nationale, dans laquelle elle affirme que son département ne compte pas renoncer aux ponctions sur salaire des travailleurs grévistes, n’a pas dissuadé ces protestataires de maintenir leur action. L’intersyndicale de la fonction publique dénonce avec force les agissements « illégaux » pratiqués à l’encontre des travailleurs grévistes, et appelle les autres syndicats à rejoindre ce mouvement de protestation. Les syndicats autonomes ont dénoncé avec forces les déclarations du ministre du travail, qui selon les animateurs de cette action, « fait dans la politique de fuite en avant au lieu d’ouvrir les portes du dialogue avec les partenaires sociaux ». Selon les animateurs de ce mouvement de protestation, le taux de suivi est de 75,30% dans le secteur de l’éducation, tout corps confondus, 75% dans les communes, 74% dans le secteur de la santé publique, 52% dans le secteur de la formation professionnelle, alors que le taux de suivi de cette action observée par les vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique, a atteint 85,5% dans le secteur de l’agriculture. Il y a lieu de souligner que les 13 syndicats autonomes de la fonction publique ont brandi la menace d’allers vers des actions de protestation plus radicales.
L.O.Challal

