C’est au niveau de la placette de l’ancienne mairie de Tizi-Ouzou que la Conservation des forêts de la wilaya a célébré, avant-hier la Journée nationale de l’arbre.
Selon les chiffres donnés par les responsables de l’institution, la superficie forestière actuelle de la wilaya de Tizi-Ouzou est estimée à 112 180 hectares, dont 45 195 de forêts et 66 985 de maquis. Ce qui représente, environ, un taux de boisement de 38% de la superficie de la wilaya. Les services des forêts disposent de deux unités pour la production de plants. La première se trouve à Tala Mahdi, relevant de la commune de Timizar, dont la superficie est d’un demi-hectare. Sa production s’élève à 39 480 plants forestiers et 40 520 autres pour l’ornementation. La seconde est implantée à Tigma, dans la commune de Yakouren, dont la superficie est de 5 hectares, avec une capacité de production estimée à plus d’un million de plants. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de M. Mohamed Bouderbali, le nouveau wali de Tizi-Ouzou, qui a visité les différents stands des exposants, dont des pépiniéristes, des oléiculteurs et des apiculteurs de la wilaya. Au cours de cette cérémonie, neuf forestiers retraités ont été honorés. «Ce n’est pas facile de quitter des collègues avec qui on a passé plusieurs années et partagé tant d’aventures tout en ayant à cœur de protéger la nature», nous confie l’un des retraités. Celui-ci n’hésite pas à adresser un message d’encouragements à la nouvelle génération des forestiers, pour «qu’elle continue à travailler, avec autant de conscience que les précédentes, dans le but de préserver le patrimoine forestier de la wilaya qui constitue l’une de ses grandes richesses». Pour sa part, M. Salem Touati, le président de l’association des apiculteurs professionnels du massif du Djurdjura, considère que la filière de l’apiculture, comme celle des pépiniéristes, joue un rôle crucial dans la conservation des forêts. «La place de nos ruchers sont au milieu des arbres fruitiers et forestiers, sans les arbres nourriciers, il n’y aurait pas d’abeilles», déclare-t-il. «L’apiculteur et le forestier œuvrent ensemble pour la préservation d’un seul patrimoine. Pour cela, la présence de notre association à cette exposition-vente est plus qu’un devoir», a ajouté M. Touati, qui a, également, tenu à nous informer que des démarches ont été effectuées auprès de la conservation des forêts de la wilaya pour permettre aux apiculteurs de déposer leurs ruchers au niveau de certains massifs boisés. Notons enfin que des pépiniéristes privés, l’association universitaire «Eco-Action», l’institut de recherche forestière INRF avec son agence d’Azazga, ou encore la filière de l’huile, représentée par l’huilerie Ouiza de Bouzeguène, étaient également de la fête.
Essaid Mouas

