Site icon La Dépêche de Kabylie

Hommage à Youcef Abdjaoui

L’association culturelle Ithri Ibouraine a rendu un grand hommage à l’un des piliers de la chanson kabyle, en l’occurrence Youcef Abdjaoui, et ce, à travers une journée riche en activités.

Vingt ans après la mort de l’enfant d’Ath Allouane, un village perché sur les hauteurs de l’Akfaodu, l’éternel chantre de l’amour et de l’exil vibre toujours dans les cœurs des milliers de fans au travers de ses chansons immortelles. En effet, le village Assam de la commune de Tifra a vécu une journée mémorable vendredi dernier. Une occasion donc de revisiter le patrimoine culturel du défunt et de faire connaître aux nouvelles générations un monument de la chanson kabyle. Ce faisant, la journée commémorative s’est ouverte par une visite au domicile familial de Dda Youcef, dans son village natal d’Ath Allouane, suivie du dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe du défunt. Le centre culturel du village Assam a abrité la série de témoignages ayant clairement fait l’apologie de Dda Youcef qui a su toucher le cœur des amoureux du verbe et des belles mélodies. L’amour, l’exil, la félonie, la Kabylie… autant de thèmes qui reviennent dans le répertoire aussi riche que varié de disciple de cheikh Saddek l’Bdjaoui. D’emblée, le président de l’association organisatrice dudit événement, Mourad Touak, n’a pas manqué de rappeler le parcours artistique, prolixe en tubes, de Dda Youcef, dédié rien que pour la chanson et la musique. La vie du barde de la Kabylie ne s’est pas construite que sur du velours, mais l’abnégation et l’amour sans faille pour l’art musical a fait de Dda Youcef l’une des figures emblématiques de la chanson kabyle. Dans l’après-midi de la journée commémorative, une pléiade d’artistes s’est relayée sur la scène, à l’image de Taleb Tahar, Akli Ath Waghlis, Louiza, Boualem Boukacem, Belaid Dahmani, Hacène Ahres, Si Lekhel, Rachid Ferhani, Zayen… L’invité de marque, Kamel Hamadi, pourtant annoncé par les organisateurs, n’a pu assister à cet hommage pour des raisons personnelles. Cependant, le public, venu pour rehausser de sa présence cette manifestation, s’est régalé par la prestation des artistes ayant tenu à prendre part à ce vibrant hommage. «Contrairement à ce qui se dit, la jeunesse kabyle est toujours gardienne du temple culturel kabyle, nonobstant la profusion de tubes et de clips qui envahissent la toile et l’écran de télévision, il subsiste encore une bonne partie de cette jeunesse, capable de donner vie à nos espoirs et à nos attentes», avoue un quinquagénaire venu assister au gala artistique.

Bachir Djaider

Quitter la version mobile