Les 140 pré-bénéficiaires des 140 logements publics aidés (LPA) d’Amizour ne savent plus à quel saint se vouer pour voir leur rêve se réaliser. Dans une déclaration remise à la presse, ces derniers, tout en affichant leurs «inquiétude et désarroi», veulent connaitre les dessous de la «non-validation de la liste de 2013» sur laquelle leurs noms étaient portés noir sur blanc. «Nous avons souscrit auprès du promoteur Louiba Kamel, et ce, après avoir été orientés vers lui par les services de la daïra d’Amizour, juste après la publication de l’avis dans la presse nationale», rappellent-ils dans leur document. Ceux-ci précisent, au passage, qu’une liste de pré-bénéficiaires, dans laquelle ils figuraient, avait été établie, juste après, par le promoteur de concert avec le chef de daïra et le P/APC d’Amizour. Les 140 pré-bénéficiaires, dont la majorité est composée de pères de familles attendant des toits décents, sont depuis 2013 dans l’expectative, et pour cause, un autre registre, selon eux, aurait été ouvert par le chef de daïra en 2016, les mettant ainsi sur le carreau. «Le chef de daïra n’a pas respecté la réglementation, notamment l’arrêté du wali de Béjaïa N° 2819/15 du 22/11/2015, articles 05 et 06, stipulant que pour les projets qui ont connu un démarrage, la commission de daïra est tenue de prélever les pré-bénéficiaires du registre déjà ouvert par le promoteur», notent-ils, en sollicitant l’intervention des pouvoirs publics. Il est à rappeler que ces demandeurs de logements ont, à maintes fois, exprimé leur colère suite à la non-validation de la première liste des pré-bénéficiaires de la liste des 140 unités LPA d’Amizour, ainsi, leur dernière action de protestation remonte à la semaine dernière devant le siège de la wilaya. Leurs délégués ont été d’ailleurs reçus par le chef de cabinet du wali et le directeur du logement de Bejaia. Les deux commis de l’Etat se sont engagés à ce qu’ils soient «rétablis dans leurs droits légitimes». Toutefois, ces derniers comptent maintenir la pression sur les autorités locales jusqu’à ce que leur «cauchemar prenne fin».
F. A. B.
