Tizi-Gheniff – Festivités et reproches

Le programme des festivités du 1er novembre a été des plus simples par rapport aux années précédentes, où des visites aux veuves et aux familles de chouhada étaient inscrites ainsi que des baptisations des édifices publiques et autres. Ainsi, dans la matinée, comme à l’accoutumée, les autorités civiles et militaires, à leur tête le chef de daïra, en l’occurrence M. Ahmed Mekki et M. Saïd Mansour, président de l’assemblée populaire communale et en présence des représentants locaux de l’ONM et de la fédération des ayants droits de chouhada (FFC), ont procédé d’abord à la pose d’une gerbe de fleurs au niveau du carré des martyrs, situé en face du siège de l’APC. La procession s’est rendue ensuite à Adila, au cimetière des chouhada pour la pose d’une seconde gerbe de fleurs et pour la lecture de la Fatiha pour revenir au chef-lieu, plus exactement au mémorial dédié à la mémoire du chahid, le colonel Ali Mellah, dit Si Chérif, où eut lieu, également, le même cérémonial. La veille, ce même mémorial a abrité une veillée pendant laquelle fut projeté le film historique d’Ahmed Rachedi consacré à la lutte du héros de la révolution, le signataire des accords d’Evian, Krim Belkacem et à minuit, les jeunes présents ont hissé le drapeau national. Pour leur part, profitant de cette occasion notamment avec la présence de toutes les autorités tant civiles que militaires, l’ONM et la FFC avec leurs deux bureaux (M’Kira et Tizi-Gheniff) ont interpellé le chef de daïra sur la pose d’au moins une plaque commémorative portant tous les noms des Chouhada inhumés au cimetière d’Adila.

Essaid Mouas.