Ighrem – Une localité agropastorale

Le village d’Ighrem, situé à 5 kms du chef-lieu communal d’Ahnif, se trouve être parmi les villages les mieux lotis de la commune d’Ahnif. Cette localité, peuplée d’environ 4000 âmes, ne souffre aucunement d’enclavement, en ce sens qu’elle est traversée par la RN5 très dense en circulation automobile. Les habitants peuvent rejoindre n’importe quelle destination, du moment que leur village est desservi par les transporteurs locaux et ceux qui y transitent pour aller soit vers l’Est soit vers la capitale. Avec le chef-lieu, le village d’Ighrem est alimenté en gaz de ville depuis belle lurette contrairement aux autres villages de la commune qui ont souffert de l’absence de cette énergie fossile, mais néanmoins cette carence a été prise en charge par les pouvoirs publics, où le projet d’alimentation est en cours de réalisation dans la région enclavée de Tamellaht. Dans la foulée, il est à relever le caractère agropastorale de la localité d’Ighrem, où prédominent les filières agricoles suivantes: l’oléiculture, l’élevage des cheptels (bovins, ovins et avicoles) l’apiculture et les cultures maraîchères. La tendance affichée, ces dernières décennies, est au recul progressif au travail de la terre. Dans la localité d’Ighrem, par contre, cette activité est prédominante dans la vie économique du village. A voir les vergers, les fermes et autres jardins familiaux où poussent des légumes et fruits de bonne qualité. L’agriculture vivrière y est pratiquée avec beaucoup d’abnégation car pour la majorité des villageois, cette culture est plus que salutaire pour eux, à voir la cherté ambiante qui touche les produits agricoles surtout. Disposer d’un potager chez soi est une chance inouïe et un choix judicieux, du moment que le jardinier sait, au moins, avec quelle eau et quel engrais naturel il a cultivé ses légumes et fruits. Les produits du terroir sont aussi exposés à la vente sur les accotements de la RN5 qui passe par cette bourgade. Si vous passez un jour par Ighrem vous serez indubitablement saisis par cette multitude d’étals, où se vendent actuellement des figues sèches, de l’huile d’olive, des grenades, des poivrons de bled, du caroube,… La RN5 est devenue, à s’y méprendre, une sorte de vitrine du village, où les automobilistes peuvent apprécier et acheter, le cas échéant, ces produits du terroir très bios. Bientôt, la campagne oléicole démarrera en trombe avec à la clé l’installation de plusieurs points de vente d’olives crues à presser. Une activité qui se pratique chaque année, car elle est lucrative et permet surtout aux jeunes chômeurs de la localité de tenir le coup et de gagner leur vie honnêtement.

Y. Samir