Jeudi dernier, les habitants d’Ath Ouméziane et d’Iâzavène de la grappe de villages de Tafoughalt ont exprimé leur mécontentement en fermant le siège de l’APC de leur commune. Ils on jugé que c’était l’ultime action pour se faire entendre. Ce mouvement a été décidé parce que la vanne placée sur la conduite principale qui dessert leurs quartiers à partir du réservoir d’eau de refoulement est bloquée depuis plus d’une vingtaine de jours sans que personne n’ait daigné lever le petit doigt. « Nous n’avons pas assez d’eau. Ce liquide n’arrive pas dans la majorité des foyers. C’est une vanne défectueuse. Nous avons attendu longtemps après de nombreuses réclamations mais elle n’a été ni réparée ni remplacée », nous confie un contestataire. Quelques temps après, le maire et son exécutif ont reçu une délégation de ces habitants. L’ensemble s’est entendu à ce qu’une commission se déplace sur les lieux en présence de l’ADE de Draâ El-Mizan. Selon un membre de cette commission, après un constat sur place, il a été décidé qu’elle soit remplacée. « Comme cette vanne n’était pas disponible au sein du parc de l’ADE, la promesse de la remplacer est fixée pour la semaine en cours », ajoute notre interlocuteur. Certes, depuis que ce village de plus de cinq mille habitants est desservi à partir du barrage de Koudiat Acerdoune ainsi que les villages d’Imzoughène et d’Ath Moh Kaci, le problème d’eau est réglé. Mais, nous dira une source proche de l’APC, celle-ci ne pourra plus prendre en charge le paiement de la facture. La dette s’élèverait à plus de trois milliards de centimes. Notre source estime que la solution est que l’ADE prenne en charge les réseaux. » Nous avons à maintes reprises sollicité l’ADE de placer les compteurs et nous avons même mis à sa disposition un quota. Nous attendons toujours. Ce n’est pas à l’APC de gérer l’eau puisqu’il y a un organisme conçu pour cela », conclut notre source. Car, selon de nombreuses personnes, l’eau qui se perd dans la nature pénalise les habitants résidant dans des quartiers dont le relief est escarpé.
Amar Ouramdane
