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Le FFS se souvient de lui

La section du FFS à sa tête M. Boualem Moussaoui, a rendu un vibrant hommage au moudjahid Abbas Arezki, un ancien du FFS de 1963. En effet, avant-hier, une foule nombreuse composée de militants, de citoyens, de secrétaires de sections du parti des municipalités environnantes, du député M. Hamou Didouche, de M. Rabah Menaoum, membre du conseil national du FFS, du maire de Bounouh et de M. Ali Bounoua de l’association des fils de chouhada de Tizi-Ouzou se sont recueillis au cimetière d’Imazghrène à la mémoire de ce « baroudeur » durant la guerre de libération nationale. Après le dépôt de la gerbe de fleurs sur sa tombe et la lecture de la fatiha, M. Boualem Moussaoui en sa qualité de secrétaire de la section du parti à Frikat prendra la parole pour tout d’abord remercier tous ceux qui ont répondu à l’appel en vue de rendre hommage à ce grand militant des causes justes parce qu’il ne s’était pas seulement engagé pour libérer le pays du joug colonial mais aussi pour ensuite poursuivre la lutte au sein du FFS afin de concrétiser les idéaux démocratiques. La parole sera donnée ensuite à son fils puis à l’un des ses anciens compagnons de lutte au sein du FFS. « Dda Rezki, que Dieu ait son âme, avait beaucoup de courage. Il était toujours à l’avant garde aussi bien dans les rangs de l’ALN que dans ceux du FFS. C’était quelqu’un de lucide. Toutes ses positions étaient justes et réfléchies. C’était aussi un sage et fidèle à notre défunt président Hocine Ait Ahmed », dira dans son intervention cet ancien du FFS. De son côté, M. Hamoud Didouche reconnaîtra que ce sont des hommes à l’image de Dda Rezki qui ont tracé la voie à suivre aux futures générations.  » Leur combat pour la démocratie ne sera pas vain. Nous sommes leurs héritiers et nous le serons pour toujours afin d’arracher les droits du peuple algérien », enchaînera-t-il. M. Rabah Menaoum ne dérogera pas à cette règle car, lui aussi, évoquera le parcours de ce grand militant en donnant d’autres exemples de tous ceux qui, au lendemain de l’indépendance, avaient pris les armes parce qu’ils étaient forcés à le faire afin de continuer le combat car ils avaient compris que les idéaux pour lesquels ils se sont donnés corps et âme étaient déviés de leurs objectifs. « Donc, il fallait redonner au peuple sa liberté, poursuivra-t-il. M. Abbas Arezki est né en 1933 à Frikat. Il s’engagea dans les rangs de l’ALN en 1956. C’était un véritable baroudeur. Il participa pratiquement à toutes les batailles qui eurent lieu dans le versant sud de la wilaya. En 1963, il intégra le FFS dès sa création. Il décéda le 6 novembre 2011 à l’âge de 78 ans.

Amar Ouramdane

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