Le lycée Abdelhamid Ben Badis sis au niveau de la ville de M’chedallah, qui fait office de chef-lieu de daïra, est de nouveau enlaidi. En effet, le terrain vague situé à moins de dix mètres du portail de l’entrée principale de l’établissement est redevenu depuis peu un dépotoir où s’effectuent des déversements par chargements entiers de toutes sortes de détritus. Des monticules de déblais de terre, de débris de matériaux de construction mais aussi d’ordures ménagères jouxtent ce lycée et ne semblent préoccuper personne. Rappelons que ce terrain vague long de quelque 200 mètres sur 60 mètres de largeur a fait couler beaucoup d’encre et de salive par le passé, du fait d’être transformé en dépotoir sauvage en plein ville. Récupéré en partie par l’APC, il été confié à une entreprise en vue d’y aménager un jardin public et lieux de détente. Après avoir mené à terme l’opération des terrassements et quelques poteaux en béton armé, l’entreprise a plié bagages voilà bientôt une année. Un différent avec les services techniques chargé du suivi de ce projet aurait été à l’origine de cette défection. La partie restante, soit la moitié de cette surface, est toujours un terrain vague où ont repris depuis quelques mois ces déversements d’immondices à proximité de ce lieu du savoir dont les façades de quelques salles de cours et celle du bloc administratif lui font face. Un repoussant décor qui enlaidit les alentours immédiats de ce lycée qui subit de plein fouet les retombées négatives de cette décharge d’autant plus que ce terrain vague en question est étroitement pris en sandwich entre ce lycée et l’un des quartiers les plus populeux du chef-lieu de daïra. Aménagé en espace vert, il aurait pu constituer un lieu attractif pour les centaines de personnes âgées qui ne font que tourner dans les rues et ruelles à longueur de journées à la recherche d’un coin tranquille pour « tuer » le temps.
Oulaid Soualah
