Ces derniers temps, il est devenu quasiment impossible aux ménages d’Akbou de se procurer les produits alimentaires de première nécessité sans faire des files d’attente devant les épiceries ou les supérettes. Cela est valable surtout pour le pain et le lait en sachet. Néanmoins, ce dernier produit a enregistré, dernièrement, une certaine pénurie au niveau des points de vente, et ce, jusqu’à créer une tension palpable parmi les consommateurs. Des scènes qui nous renvoient à l’époque de la crise économique qu’a connue le pays dans les années 1980, où d’interminables files d’attente se formaient devant tous les commerces de l’alimentation générale. Et c’est presque les mêmes images qui se livraient à nous, ces derniers jours, dans cette grande agglomération pour ne citer que celle-ci. A hauteur des supérettes, l’arrivée des camions-frigos, chargés de lait en sachet, est perçue comme une délivrance par les consommateurs. Toutefois, ceux-ci déchantent aussitôt en se voyant obligés de se mettre en file indienne pour pouvoir se procurer cet aliment de base. Mais c’est compter sans le rationnement drastique imposé par les commerçants, car les quantités de lait distribuées sont insuffisantes. Chaque client a droit à deux sachets de lait, et ce, quelque soit le nombre des membres de la famille ! «Nous sommes sept personnes à la maison. Vous pensez que 2 sachets de lait nous suffisent pour le petit-déjeuner et le goûter?», s’interroge un père de famille. Les premiers à en pâtir de cette pénurie de lait en sachet ce sont bien évidemment les enfants et les adolescents qui ont en grandement besoin pour leur croissance. N’ayant aucun autre choix, la majorité des ménages se rabattent sur le lait en poudre pour satisfaire les besoins familiaux. Cependant, les prix exorbitants des paquets de lait en poudre dissuadent certaines familles, aux revenus modestes, de s’en procurer. Et comment? Lorsque l’on sait que le dernier prix d’un paquet de lait en poudre coûte 270 da avec, en sus, la qualité qui laisse à désirer !
Syphax Y.
