La wilaya de Bouira vient de connaître ses plus fortes précipitations d’automne. Les riverains, notamment ceux des quartiers Draâ El Bordj et 140 logements sont de nouveau confrontés aux complications engendrées par les avaloirs obstrués, suite à ces pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville. En effet, faute d’entretien régulier, les avaloirs de la ville n’ont pas bien fonctionné. De ce fait, les pluies torrentielles ont dévoilé les défectuosités commises dans les travaux du réseau routier urbain pourtant refait plusieurs fois, ainsi que dans le réseau d’assainissement qui fait défaut, aux quatre coins du centre-ville. Ce dernier a été, encore une fois, incapable d’absorber les importantes quantités d’eau tombées du ciel, lors des dernières précipitations du lundi dernier. Sachant que les couvercles des susmentionnés avaloirs sont plus qu’indispensables puisqu’ils assurent l’infiltration des eaux des pluies et empêchent les détritus et autres débris de pénétrer à l’intérieur des avaloirs. Ces objets hétéroclites peuvent à tout moment provoquer l’obstruction des avaloirs et interrompre l’écoulement des eaux pluviales. En outre, de nombreuses routes, aussi bien du centre-ville que de la périphérie, ont été inondées maintes fois, depuis l’arrivée de l’automne. En plus de la perturbation de la circulation routière, les rez-de-chaussée de certains bâtiments et immeubles ont été envahis par les eaux en furie. Les conducteurs ont dû faire preuve de bienveillance pour ne pas mettre leur vie et celle des autres en danger. “Les responsables concernés devraient cesser de répéter, à chaque sortie sur le terrain, que les routes et les divers réseaux répondent aux normes”, a indiqué un citoyen contrarié. Pour beaucoup de citoyens, deux facteurs expliquent cette situation : l’absence d’entretien des avaloirs, aggravée par les chantiers interminables et, particulièrement, le sous-dimensionnement et des études approximatives des conduites d’assainissement destinées à la collecte des eaux pluviales. C’est une représentation de désolation, car les routes et les quartiers se transforment en de véritables piscines à chaque précipitation. Pour éviter tous les risques qui peuvent résulter des dangers d’une éventuelle inondation, les services concernés devraient se pencher sur cet état de fait. De la sorte, l’eau de pluie ne pourra plus stagner et former de grands étangs.
Aziz C.
