Le 7e recueil de Halim Behlouli

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Originaire d’Ighil Ialouanen, un patelin niché sur les hauteurs de la ville d’Amizour en Kabylie, Halim Behlouli fut attiré dès son jeune âge par la poésie, notamment berbère.

Croyant dur comme fer à sa bonne étoile, le jeune troubadour explore les secrets de la prose sans frontières en maniant et la langue de Molière, celle d’El Moutanabi et celle de Youcef Ukaci. Les recueils de poésie de Halim Behlouli sont une véritable catharsis pour les âmes vautrées dans le spleen et le désespoir. Aussi prolifique qu’imaginatif, l’univers du talentueux barde d’Amizour, dont l’écriture émane du cœur, récidive avec un nouveau recueil de poèmes, le septième parmi une longue série qui, paru aux éditions Edilivre (en France), a pour titre «Vers une vie paradisiaque pour être loin du mauvais sort». L’auteur se veut dans cet ouvrage de conjurer le sort en suppléant les ténèbres par un monde gorgé de lumière et d’espoir. Fidèle à une écriture feutrée et paisible, le poète aux sept recueils se balade dans les dédales de l’impécuniosité matérielle pour s’offrir le faste d’une littérature exquise. Telle une réminiscence indélébile, la débine revient en leitmotiv au gré des pages de ce recueil au titre évocateur. Le regard figé sur un monde meilleur telle une toile au fond d’une galerie, Halim fouille les interstices de l’esprit humain, questionne et interpelle nos consciences en épanchant de sentiments d’amour et de paix. Ce faisant, l’auteur invite les lecteurs à découvrir une poésie bien ciselée, des poèmes tissés au gré d’un esprit voyageur. «Sur les yeux du Créateur, la vérité fait lumière», «Le royaume du savoir par la langue de Molière», «La lumière de l’inspiration», «La belle vie aux yeux de Créateur», «Leghud n tafat» et «Tiwwura n tafat» sont autant de recueils finement ficelés par l’auteur d’Amizour. Au travers des titres des sept ouvrages de Halim Behlouli, l’éternel soliloque refait surface à chaque recueil. Entre méditation et interrogation, le poète a fait le choix de ciseler des vers au gré d’un esprit frondeur, répugnant la concupiscence d’un certain genre humain. Paradis, Créateur, lumière… des mots évocateurs d’un attachement viscéral à la force divine que seuls les mots peuvent traduire ce sentiment de béatitude enfoui aux tréfonds du jeune poète. Se débattre pour se libérer des carcans et des arbitraires est une noble mission de tout auteur qui se respecte. Halim fait partie de cette catégorie d’hommes de lettres qui respirent le verbe pour en faire de jolis vers.

Bachir Djaider

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