Sa famille, qui compte poursuivre en justice l’administration de l’hôpital Nedir-Mohamed, est persuadée qu’il s’agit d’une négligence médicale. Elle pointe un doigt accusateur vers le directeur par intérim ainsi que le médecin de garde du service pneumologie du sanatorium. Aujourd’hui à 14 h, la famille Hadj Arab, soutenue par une centaine de citoyens résidant au quartier des Genêts, observera un sit-in devant l’hôpital pour exiger la vérité sur la mort tragique de leur fils Massinissa. La victime, qui souffrait d’une pneumo-thorax selon la version de la famille, n’a pas reçu un assistance médicale adéquate, alors que son transfert dans une ambulance de fortune est considéré comme la raison principale du décès, après une hospitalisation qui a duré une dizaine du jours au sanatorium. En date du 7 mars à 17 h le frère du défunt dira qu’il a trouvé son frère dans un état critique sans aucune assistance médicale. Indigné, exaspéré et la mine défaite, Karim ajoute : « Il n’y avait avec lui qu’un infirmier qui ne savait pas quoi faire ! ». Sous les incessantes réclamations de la famille, l’administration a décidé de l’évacuer en toute urgence, dans une ambulance mal équipée, atteste le cadet de la famille qui accompagnait son frère à bord du véhicule. Ce dernier, qui de surcroît est dépourvu également d’oxygène transportait également neuf personnes (!). Justement, c’est sur cette question que Karim rebondit pour s’interroger : « Comment peut-on transporter un malade qui a des difficultés respiratoires dans de pareilles conditions ? ». Durant le trajet, le malade qui était allongé sur un brancard de fortune a failli tomber lorsque l’ambulance s’est enfoncé e dans une crevasse. « C’est à ce moment précis », témoigne le cadet « que mon frère a perdu la vie ». Les tentatives de réanimation opérées par l’infirmier n’ont pas abouti. Arrivé aux urgences, les médecins n’ont rien pu faire, Massi a rendu l’âme durant le trajet.
Après le deuil, la colèreUne ambulance mal équipée un brancard de fortune, l’absence d’un médecin de garde et la négligence médicale, tels sont les griefs retenus par la famille Hadj Arab contre l’établissement sanitaire. Le représentant de la famille évoque un autre problème qui est celui du transfert effectué d’un centre hospitalier spécialisé vers les services des urgences d’un hôpital. « N’y a-t-il pas une fuite en avant et un rejet de responsabilité », indique-t-il. Pour étayer ses propos Karim dira que plusieurs cas de ce genre ont été enregistrés. M. Issad, père d’un malade intervient pour apporter également son témoignage. « Mon fils de 14 ans a failli perdre la vie à cause de leur laxisme », s’est-il indigné, avant d’enchaîner qu’il est resté deux heures sans assistance médicale alors qu’il vomissant du sang. Toujours selon la version de la famille qui s’est entretenue avec le directeur de l’hôpital, la responsabilité incombe au médecin de garde uniquement qui devait faire son travail. Quoi qu’il en soit, la famille Hadj Arab compte aller jusqu’au bout pour élucider les tenants et les aboutissants de l’affaire. L’objectif, ont-ils confié « Est que ce genre d’incident ne puisse plus se reproduire et que les responsables de ce drame doivent payer ». Cependant, il y a lieu de signaler que toutes nos tentatives de joindre le directeur par intérim de l’hôpital Nedir-Mohamed sont restés vaines.
M. Aït Frawessen
