Le projet de mise en bouteilles et de conditionnement de l’eau de source de l’Ainser Averkane, dans la commune de Saharidj, est un objectif qui tient à cœur à plusieurs industriels spécialisés dans ce secteur.
Toutefois, jusque là et malgré des pourparlers qui ont duré depuis plusieurs années entre les habitants de la région, les industriels en question et les autorités de wilaya, aucun industriel n’aura l’opportunité d’implanter une usine d’embouteillage d’eau à proximité de sources se trouvant sur des terrains forestiers, agricoles ou domaniaux. Ainsi, à propos de la source l’Ainser Averkane, convoitée par deux industriels pour un projet qui remonte à plusieurs années, on apprendra auprès de la direction de l’industrie et des mines qu’aucune usine de conditionnement de cette eau ne peut être installée à proximité de cette source. «La nature juridique du terrain d’où jaillit cette source pose problème, car la région est à vocation forestière ou agricole. Donc, on ne peut pas utiliser le terrain pour une activité industrielle», révèlera M. Nadjib Achouri, directeur de l’Industrie et des Mines de la wilaya de Bouira. Pour ce responsable, les demandes affluent au niveau de la direction, mais le problème demeure le même. «En matière de conditionnement et de mise en bouteille d’eau, nous avons reçu beaucoup de dossiers. Cependant, il faut savoir que la plupart des sources de la wilaya se trouvent sur des terrains appartenant au domaine des forêts. Et dans ce cas bien précis, nous ne pouvons pas attribuer des terrains appartenant à l’administration des forêts. La procédure doit être soumise à une distraction, mais pour le moment la politique de l’Etat penche, plutôt, pour la préservation du tissu forestier. Nous encourageons cependant les demandeurs qui disposent d’une source sur leurs propres terrains, car nous pouvons les accompagner pour faciliter la tâche rapidement afin d’avoir soit l’agrément nécessaire auprès des services des ressources en eau, soit le permis de construire auprès des services techniques de la wilaya», déclare M Achouri. Il faut savoir que plusieurs sites sont convoités par des investisseurs voulant implanter des projets de mise en bouteille d’eau naturelle ou d’eau de source. C’est le cas à Saharidj pour l’Ainser Averkane, de même qu’à Tala Rana, dans la même commune, à Djebahia sur le site de Ben Haroun et à El Hachimia, au niveau de Hammam K’sanna. Toutefois, pour le directeur de l’Industrie et des Mines, la wilaya de Bouira n’a pas de soucis à se faire en matière d’alimentation en eau potable ou à usage industrielle avec les ressources hydriques dont elle dispose. «Nous avons des atouts non négligeables en matière de ressources hydriques avec les trois grands barrages de Tilesdit, Oued Lek’hel et Koudiet Acerdoune. Ce qui ne manque pas pour approvisionner en eau, et en permanence, les projets des investisseurs activant dans les zones industrielles ou dans les zones d’activités de la wilaya», déclare-t-il.
Hafidh B.

