La grève d’une semaine entamée, lundi dernier, par les travailleurs de la mairie de Toudja, tous corps confondus, a cruellement pénalisé les citoyens de cette municipalité. Cette grève d’une semaine à laquelle a appelé la section municipale du syndicat national des personnels de l’administration publique (SNAPAP) commence à «exaspérer» les citoyens qui veulent établir des documents d’état civil ou solliciter les services techniques de l’APC. «Je me suis rendu au service de l’état civil pour me faire délivrer un document, mais je suis revenu bredouille. Il faut que j’attende la semaine prochaine pour retirer un document de l’état civile», s’est indigné Aït Sahelia, un citoyen de Toudja. Le service minimum observé par les grévistes concerne l’approvisionnement en eau potable, depuis les châteaux d’eau, et la collecte des ordures ménagers au niveau des structures de santé. Les déchets ménagers des citoyens, qui commencent à cumuler aux quatre coins de la commune, attendront la semaine prochaine pour être ramassés. Par ailleurs, les travailleurs de la mairie de Toudja ont affirmé que le recours à la grève est l’ultime moyen pour se faire entendre des pouvoirs publics, après avoir épuisé toutes les démarches administratives. Ces protestataires soulèvent essentiellement des revendications socioprofessionnelles. Ils réclament des augmentations de salaires et le payement de leurs primes, notamment celle de rendement. Pour rappel, il y a plus d’un mois, ces mêmes travailleurs avaient observé un mouvement de grève pour déplorer le retard flagrant enregistré dans le virement de leurs mensualités. Ils exigent également l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment pour les agents de nettoiement.
B. S.