Vendredi dernier, jour de repos et de surcroît, de beau temps, a été mis à profit par les citoyens pour procéder aux réparations avant le retour des pluies. Le calme ayant suivi la tempête révèle l’ampleur des dégâts causés par le vent qui a soufflé sans discontinuité sur les régions montagneuses deux jours de suite. Les habitués du café de la place font le bilan et se font part des dommages enregistrés dans leurs villages respectifs. Tous sont unanimes à reconnaître qu’ils n’ont jamais vu un vent si violent. «Heureusement que les maisons ne sont pas tombées». En ville, un cafetier a dû fermer depuis quatre jours pour procéder à la remise en état de la toiture de son local dont les tuiles ont été soufflées. Plus loin, le propriétaire d’un bureau de tabac dont le toit est pourtant recouvert de papier goudron, s’affairait vendredi matin, à colmater les brèches. Lorsqu’on voit plusieurs citoyens passer avec des paraboles à la main, on comprend vite que le vent est passé près de chez eux. «C’est la quatrième «assiette» que je vends ce matin», nous dit un revendeur de matériel électroménager qui avoue n’en avoir pas vendu autant depuis le fameux match de football contre l’Egypte à Oum Dorman. «Les paraboles qui n’ont pas été arrachées ont été carrément pliées en deux par la violence du vent», nous confie Larbi qui vient d’en acheter une. Plusieurs abonnés au téléphone filaire doivent prendre leur mal en patience en attendant la réparation des fils arrachés et qui pendent et s’entrelacent avec les câbles des paraboles. A tous les coins de rue, nous distinguons des ouvriers au travail sur les toits pour procéder à la remise en place des tuiles arrachées. Dans les champs, des arbres ont été déracinés alors que des branchages jonchent les routes et les fossés. Les olives sont tombées prématurément alors que nombreuses branches ont été cassées et restent suspendues sur les arbres. Un tracas supplémentaire aux paysans qui n’avaient pas besoin de cette tâche inattendue en cette période de récolte des olives.
A. O. T.
