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Les gares réduites à des aires de stationnement

Les usagers des transports en commun se plaignent du manque des commodités dans les stations de bus, dont l’absence totale d’abribus. Ainsi et selon les voyageurs, les stations de bus sont très mal loties, car elles manquent de tout: bancs, éclairage, abribus et toilettes publiques, à l’image de la station qui se trouve à proximité de la localité d’Oued Dhous, reliée à plusieurs lignes, dont celle de Haïzer et de Merkala. L’autre station n’est autre que l’ancienne gare où l’on a constaté le renforcement en matière de lignes, à l’instar de celle qui relie le chef-lieu de wilaya et la commune de Taghzout, ainsi que celle d’Ath Laâziz. Les voyageurs font face aux mêmes difficultés dans ces stations. En effet, l’on n’a constaté aucun abribus digne de ce nom, ni même aucun panneau indiquant les arrêts de bus qui ne sont reconnaissables que par l’afflux des voyageurs qui s’amassent au même endroit. Des bus et autres fourgons s’arrêtent un peu partout et aucune organisation n’est mise en place, donnant de facto une piètre image. Une personne étrangère aura du mal à s’orienter pour trouver un arrêt de bus, si elle n’est pas guidée par les voyageurs habitués. Il n’existe aucune indication, ni aucun panneau qui identifie ces quais d’arrêts. En outre, les usagers des transports urbains sont contraints de faire face aux pluies diluviennes qui surviennent en ces temps hivernaux, car il n’y a aucun abri à proximité des arrêts. En été, la chaleur de plomb, qui accroît le risque d’insolation durant les temps de chaleurs torrides, pèse lourd sur la santé publique. Les conditions climatiques extrêmes pourraient être très dangereuses surtout chez les enfants et les personnes âgées. Le sentiment d’insécurité est plus accru chez les femmes, surtout durant l’hiver, car le coucher du soleil coïncide avec l’heure de la sortie du travail. De nos jours, les temps pluvieux sont fréquents et, en l’absence d’abribus, on ne pourrait imaginer ce qu’endurent les personnes fragiles. «Je cours le risque de tomber malade à cause de ce manque. Je suis contraint de supporter la pluie en attendant l’arrivée d’un bus. Un abribus ! Est-ce trop demander ?», nous confie Sid Ali, un usager régulier des transports en commun. Devant cette situation, il devient urgent de mettre en place ces commodités qui allégeraient un tant soit peu la souffrance des usagers des transports.

Aziz C.

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