Draâ El-Mizan Caisse régionale de la mutualité agricole – De plus en plus de souscripteurs

Le bureau local de la Caisse Régionale de la Mutualité Agricole est devenu ces derniers temps un point de chute non seulement pour les agriculteurs, mais aussi pour les automobilistes. En effet, l’ouverture, depuis des années de ce bureau est une opportunité pour les éleveurs et les agriculteurs de la vallée sud. Depuis l’épizootie de la fièvre aphteuse de l’été 2014, les éleveurs sont conscients que contracter un contrat d’assurance pour leur cheptel est gagnant. «Ce ne sont pas les quelques centaines de dinars d’assurance qui vont me ruiner, mais plutôt le fait de laisser des dizaines de têtes sans aucune garantie. J’assure toutes mes bêtes. Cela ne coûte pas vraiment cher», nous répond un éleveur de Draâ Sachem accosté devant ce bureau sis à la coopérative immobilière « Yamani ». Comme celui-ci, d’autres sont venus assurer leurs champs de blé. «L’assurance est possible seulement contre les incendies et la grêle», nous répond un préposé au guichet. Et d’ajouter: «pour la sécheresse, elle n’est contractée que pour les terres irrigables». Par ailleurs, ce sont beaucoup plus les automobilistes qui sont tentés par ce genre d’assurances. «Ce n’est pas cher, si on compare ses tarifs à ceux appliqués par les autres sociétés d’assurance. Et puis, les avantages sont presque les mêmes. Depuis plus de vingt-ans, j’assure mon véhicule auprès de la CRMA, je n’ai eu aucun problème, d’autant plus que j’ai aussi des engins agricoles», nous dit un agriculteur de Frikat. Il nous a été donné de constater que quotidiennement ce bureau est pris d’assaut. Le nombre de véhicules présentés à l’expertise nous renseigne sur cette augmentation de souscripteurs, notamment depuis la délocalisation de ce local vers cet endroit très fréquenté. Si les agriculteurs et les éleveurs optent pour cette assurance, c’est parce qu’ils sont conscients des sinistres guettant aussi bien leurs cultures, que leurs bétails. On ne peut donner avec précision le nombre de souscripteurs enregistrés par ce service, mais, une chose est sûre : il est important, à entendre certaines sources proches de la CRMA. Il est attendu peut-être que d’autres portes ouvertes soient programmées dans ce service pour mieux rentabiliser cette assurance au profit du développement agricole.

Amar Ouramdane