Le meeting animé jeudi par les non dialoguistes n’a rien apporté de nouveau, mis à part le fait de dénoncer la délégation reçue par le chef du gouvernement que les non dialoguistes ont qualifié leur acte de “trahison”.Dans son intervention, Zahir Benkhelat, délégué d’Akbou n’omet pas de tirer sur le porte-parole de la délégation accusée par l’intervenant d’avoir “transformé le mouvement citoyen en partenaire idéal du pouvoir”. A la question concernant l’amnistie générale, le délégué d’Akbou dira : “La Kabylie n’a pas oublié la mort de Matoub, de Tahar Djaout et autres 126 martyrs du Printemps noir.» il ajoutera : “Nous ne pardonnerons jamais et le slogan Ulac Smah Ulac dérange énormément le pouvoir”.Pour sa part, Demouche Makhlouf, délégué d’Aghbalou, et après avoir fait un bref rappel sur le parcours du mouvement, informera l’assistance qu’“on n’est pas contre le dialogue, mais contre la manière dont celui-ci a eu lieu”. A propos de la dissolution des APC en Kabylie, le délégué dira : “Nous refusons les élections spécifiquement en Kabylie car elles doivent avoir lieu à l’échelle nationale sinon, Ulac l’vot ulac”.Le même avis est partagé par les autres animateurs qui ont eu à se succéder pour dénoncer ce qu’ils qualifient de «dialogue de la honte. A la fin du meeting, animé par l’aile non-dialoguiste, la coordination des villages et quartiers de Tazmalt, arch Ath Mlikèche, dans une déclaration qui nous a été remise, celle-ci tient à informer la population que «la seule coordination qui a participé et défendu la ligne du mouvement reste la seule et unique représentante légale du mouvement citoyen dans notre localité».De ce fait, la coordination dénonce pour la énième fois «la tentative de récupération, particulièrement, celle opérée par ces pseudo-animateurs du mouvement sans aucune représentativité même au temps où ils étaient à l’intérieur, avant d’être exclus».Ces tentatives, ajoute la déclaration “se sont toujours renouvelées, mais fort heureusement déjouées à temps par les délégués authentiques du mouvement citoyen”.
Achiou Lahlou
