Les habitants se plaignent de leur maire

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Les habitants du village Laazib Mellah, relevant de la commune de Chemini, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Bgayet, interpellent les autorités locales au sujet d’une ribambelle de projets jetés aux calendes grecques, et menacent de recourir à des actions de rue si leurs doléances ne sont pas prises en charge. En effet, les villageois, par le biais de leur comité de village, viennent d’adresser une lettre au wali de Bgayet, dont nous détenons une copie, au sujet du calvaire qu’ils endurent depuis des années, sans que les autorités locales daignent prendre en charge leurs doléances. Ainsi, dans ladite requête, ces villageois se disent « lésés » à plus d’un titre par le premier magistrat de la commune de Chemini. En effet, les rédacteurs de la déclaration imputent tous les retards en termes de développement à la seule responsabilité du maire. Les habitants de ce patelin, sis en contrebas de la commune de Chemini, font face à d’innombrables difficultés qui se traduisent, entre autres, par l’absence de revêtement des routes et chemins, la défaillance de l’éclairage public, l’absence d’abribus, la déficience de la collecte de déchets ménagers, un réseau d’assainissement caduc et le problème récurrent de l’eau potable. Ce chapelet de carences est finement énuméré dans la missive adressée au wali, afin que ce dernier puisse intervenir dans les plus brefs délais. Dans le même sillage, les auteurs de ce document se considèrent comme des « éternels condamnés » du fait, que les engagements pris par le premier magistrat de la commune n’ont pas vu le jour. «Nous souffrons le martyre depuis des années. Nous sommes à la marge du développement», rétorque un villageois. Plus loin, les requérants menacent de recourir à des actions de rue si rien n’est entrepris pour mettre un terme à leur calvaire. «Si les autorités concernées n’interviennent pas dans les plus brefs délais, pour régler définitivement les problèmes de notre village, l’ensemble des villageois entreprendra des actions…», peut-on lire dans la déclaration.

Bachir Djaider

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