Les handicapés invités de l’auberge

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Cent cinquante personnes à besoins spécifiques, des deux sexes et dont l’âge varie entre six ans et quarante cinq ans, ont été invitées, samedi dernier, à l’auberge de jeunesse «Djurdjura» d’Ain El Hammam, à l’occasion de la journée internationale des handicapés. Mme Soraya Yacini, directrice de cette infrastructure dépendant de la direction de la jeunesse et des sports, a saisi cette occasion pour émettre des invitations aux autorités locales et aux membres actifs des associations locales, auxquels elle a également remis des tableaux de remerciements pour leurs activités au sein du mouvement associatif. Pour les besoins de l’événement, la présence des cadres de la maison de jeunes d’Iferhounene, ainsi celle des membres de l’association pour le développement du sport féminin ont été d’un apport non négligeable. Même si un nombre important de personnes, particulièrement des handicapés, était difficile à gérer, la manifestation s’est déroulée dans de bonnes conditions grâce aux organisateurs qui n’ont pas ménagé leurs efforts, pour que les hôtes de l’auberge passent des moments de bonheur. Il faut dire aussi que l’énorme espace, clos et sans danger, dont dispose l’auberge facilite l’installation des jeux de plein air, auxquels se sont adonnés les plus jeunes. Le beau temps qui était de la partie a beaucoup aidé les organisateurs qui avaient installé une scène dans le parc de l’établissement. Toboggans, balançoires et autres ont été pris d’assaut par les petits, sous la surveillance du personnel et des parents qui ont tenu à accompagner leurs enfants en cette journée qui coïncide avec un samedi, jour de repos. La musique non stop, distillée dès l’arrivée des hôtes de l’auberge par un DJ, a incité ces personnes, souffrant de différents handicaps, à s’adonner au chant et à la danse devant leurs parents, ravis de voir leur progéniture s’amuser. Cependant, cette liesse ne dure qu’une journée dans l’année. Elle a tout de même le mérite d’avoir lieu, grâce, surtout, aux volontaires qui sacrifient leur temps pour satisfaire cette frange de la société, marginalisée tout au long de l’année. Peu de gens se rappellent en effet de son existence, comme en témoigne le peu d’associations s’occupant de sa scolarité, sa formation professionnelle et autres problèmes qu’elle vit au quotidien.

A. O. T.

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