Quelle suite pour le mouvement ?

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La décision du président de la République relative à l’amendement dans le projet de loi sur la retraite ne semble pas avoir contenté les syndicats autonomes de la fonction publique. L’amendement introduit par le président de la République dans le projet de loi sur la retraite n’a pas incité l’intersyndicale autonome de la fonction publique à renoncer à leur mouvement de protestation. En effet, cette décision n’a rien changé dans la position des syndicats de poursuivre le débrayage au sein de l’Intersyndicale. Les syndicats autonomes se sont dit déçus par cet amendement qui selon eux, n’a apporter aucun changement. Le président de l’union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), s’est dit « déçu » par cet amendement portant sur le report de deux ans de l’application du départ à la retraite sans condition d’âge, soit jusqu’à 2019. «Pour nous, cet amendement ne constitue pas une solution. Cette solution ne va en aucun cas régler les choses». «On s’attendait à ce que le président de la république retire ce projet de loi et ouvre un débat profond pour essayer de trouver une véritable solution dans l’intérêt de la caisse de retraite et pour préserver les acquis des travailleurs algériens», a déploré le président de l’Unpef, contacté hier au téléphone. Devant cet état de fait, notre interlocuteur a réitéré la disposition de son syndicat à poursuivre son mouvement de grève jusqu’à ce qu’il y ait une prise en charge réelle de leur requête. Tout en gardant espoir en la volonté du président de la République à retirer ce projet de loi, ce syndicaliste a interpellé le chef d’état à annuler ce projet. Pour sa part, le porte-parole du conseil des lycées d’Algérie (CLA) a qualifié cette amendement d’un «non évènement». «Le CLA va se positionner dans la logique de continuer la lutte syndicale, avec plus de radicalité», a-t-il fait savoir, avant d’ajouter que l’intersyndicale décidera aujourd’hui de la suite à donner à son mouvement de grève. C’est aujourd’hui en effet, que l’Intersyndicale autonome de la fonction publique tranchera pour sa nouvelle forme de protestation. L’intersyndicale a tenu à renouveler son attachement au dialogue et à la négociation avec les pouvoirs publics au sujet de tous les projets de loi qui intéressent le monde du travail, et ce, en sa qualité de représentant légitime des travailleurs salariés. À rappeler que ces formations syndicales exigent l’annulation de la réforme du système de retraite, ainsi que la participation des partenaires sociaux à la préparation de la nouvelle loi de travail. Les syndicats autonomes réclament la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les travailleurs.

L.O.Challal

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