Hier, au second jour du séminaire national sur l’enseignement inclusif pour l’intégration sociale en Algérie, la parole a été donnée aux représentants du mouvement associatif.
L’objet était de débattre de la situation des handicapés dont la société a tendance à ne se rappeler la présence que lors de la célébration de leurs journées nationale et internationale. La vidéo d’un jeune lycéen sur le chemin de l’école par L. F. Abderrahmani de l’association Défi contre les myopathies, la présentation d’une communication sur l’inclusion scolaire de l’enfant autiste par F. Nait Bouda, président de l’association de prise en charge des enfants autistes de la wilaya de Bejaia et la communication faite par L. Oubaaziz, président de l’association de défense et de suivi des intérêts des handicapés de la wilaya de Bejaia, sur les obstacles et difficultés des enfants en situation de handicap au cours de leur scolarisation, ont constitué l’un des deux ateliers placés sous le thème des pratiques intégratives et inclusives sur les associations avec leurs réalisations, leurs innovations et les obstacles. L’autre atelier, ouvert dès l’entame des travaux, hier matin, a permis à L. Mouhoubi et K. Maalem, de l’ASMIC de Bejaia, de développer le rôle de l’éducation inclusive dans l’intégration des enfants porteurs d’une infirmité motrice cérébrale. À N. Kaiba, président de l’association des parents et malades atteints de Spina Bifida de Bejaia, de disserter autour de l’enseignement inclusif des enfants atteints de cette maladie, avec la présentation de l’état des lieux et des perspectives. M. Brahmi, président de l’association DEFI d’Aokas, a parlé de son association et de l’insertion en pratique en tant que modèle idéal typique face aux entraves bureaucratiques. En effet, le mouvement associatif, activant dans le domaine, fait souvent face à des difficultés qui ne lui permettent pas d’assurer véritablement la prise en charge de cette frange de la population. D’ailleurs, ce dernier soulignera que son association capitalise une vingtaine d’années d’expérience avec la création de deux centres qui prennent en charge des enfants venus d’une douzaine de communes de l’est bejaoui. Pourtant malgré cette expérience et le nombre d’enfants pris en charge, l’association n’arrive pas à réaliser son principal objectif, à savoir, l’insertion de cette catégorie de personnes. Dans son long réquisitoire, il relatera toutes les contraintes qui font que le mouvement associatif, sans l’aide de l’état et des âmes charitables, ne peut atteindre ses objectifs.
A.Gana

