Plusieurs établissements publics hospitaliers font face à un déficit flagrant en paramédicaux, influant négativement sur la prise en charge des malades.
Le président du syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a, à cet effet, mis en garde contre une saignée dans le secteur, suite à un départ massif à la retraite des paramédicaux. Le président de cette entité syndicale a évalué le déficit en personnel paramédical à plus de 10 000 infirmiers, à travers tout le territoire national, en raison du départ massif de ce personnel à la retraite, qui selon lui, posera inéluctablement le problème de la relève. Ce syndicaliste déplore l’absence de formation des paramédicaux, «qui a, certes, repris ces dernières années, mais en nombre insuffisant, par rapport aux départs volontaires qui vont ‘’dépeupler’’ les hôpitaux», dira-t-il. Dans ce cadre, le président du SAP a appelé le ministère de la santé à intensifier la formation de ce corps, pour former, au moins, 50 000 personnels paramédicaux au cours des cinq prochaines années et combler un déficit estimé à 70%. Pour illustrer ces propos, le président de ladite formation syndicale indique que «rien qu’à Alger, plus de 1000 travailleurs sont partis en retraite». Le départ massif à la retraite des paramédicaux représente, selon lui, un véritable «risque pour la santé des patients». Il a expliqué dans ce sillage que le manque de formation, dont a souffert la filière pendant plusieurs années, a engendré un manque important en personnel paramédical. Le président du SAP a fait savoir que les statistiques fournies par le ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière ne reflètent pas la réalité du terrain. «Le ministère a évalué le nombre de paramédicaux à 100 000 personnels, alors que ce nombre ne dépasse pas les 60 000, étant donné que les 40 000 restant travaillent dans le secteur de l’administration», a déploré la même source. «Le nombre de personnels paramédicaux dans le secteur hospitalier devrait atteindre 200 000. Un objectif difficile à atteindre, d’après les données actuelles», a encore expliqué le représentant des paramédicaux.
L. O. CH

