Le logement, ce casse-tête, cet imbroglio, cet épineux problème auquel il n’existe aucune solution ! Certes, on construit plus que de raison, à compter le nombre qui se construit, toutes options confondues, dépasse et de loin la demande, mais il reste toujours des citoyens qui en réclament, parce que tout simplement, ils n’ont pas réussi à dégoter un toit. Alors que d’autres, nous ne savons par quel coup du sort ou quel miracle ou encore par quel tour de passe-passe, sinon par soutien occulte, ils arrivent à aligner les appartements et dans tous les systèmes d’accessions au logement qu’il soit social, participatif, ou autres. Il est vrai qu’il y a, dans le logement, des fourberies assez tordues au point de faire perdre la raison au plus sensé d’entre les Algériens. Les formules sont tellement nombreuses qu’on a l’embarras du choix. Mais comment faire pour se loger sans graisser la patte, sans plier l’échine, sans supplier, sans se plier par quatre, sans quémander un droit, pourtant constitutionnel ? Il faut tout simplement en faire une demande, ensuite subir l’enquête pour que l’État soit sûr que le demandeur n’est pas possesseur d’un logement, et enfin s’inscrire sur une liste pour avoir son logement en fonction de la formule choisie. C’est trop simple dans les démarches, mais c’est trop compliqué dans la réalité, il faut un sacré parcours du combattant, le chemin de croix, le purgatoire, les travaux d’Hercule et encore… N’est ce pas que le gouvernement fait tout pour traduire dans les faits le programme du président de la République qui prévoit un million de logements/an. Mais c’est sans compter sur le parasitage des ronds de cuir, des bureaucrates impénitents et autres scribouillards à la petite semaine. Ceux-ci brouillent les choses les plus claires, polluent l’eau la plus limpide et troublent l’environnement pour rendre la vie plus difficile à leur concitoyens. Cependant, il est clair que la question du relogement, se pose aussi. Le relogement ne se décline également pas en terme bureaucratique, mais sociologique. On ne déplace pas une population qui a accumulé des habitudes asociales dans des bidonvilles pour les mettre aussitôt dans des appartements modernes avec des aménagements de pôles didactiques et de loisirs, sans préparations et sans concertation avec les concernés. En fait, le logement n’est pas une fin en soi, mais c’est le début des problématiques autrement plus ardues que l’habitat lui-même.
S. A. H.
