Ces organisations considèrent que les établissements scolaires ont connu une forte mobilisation atteignant un taux de suivi de plus de 80 % pour les trois paliers, à savoir le primaire, le moyen et le secondaire. « La grève a touché tous les paliers et les enseignants ont largement suivi la grève pendant les trois jours, malgré les intimidations et les menace du ministère de l’Education nationale », dira M. Lemdani, membre du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique CNAPEST. Tout en contestant par ailleurs, le taux de suivi avancé dimanche par le ministère de l’Education nationale il dira : « les établissements scolaires étaient fermés durant les trois jours de grève initiés par l’intersyndicale des travailleurs de l’éducation nationale. Contrairement à l’évaluation mitigée par la tutelle qui a estimé le taux de suivi à 24%, l’adhésion au mouvement de protestation est incontestable » avant d’ajouter « le temps des menaces est révolu, rien ne sera plus comme avant ». En ce qui concerne les prochaines actions tracées par la Coordination intersyndicale de l’éducation, cette dernière a répondu « que la base est décidée à aller loin dans son combat », dans ce contexte une réunion sera organisée prochainement. « Les pouvoirs publics sont obligés d’ouvrir le dialogue. Ce ne sont pas les menaces de la justice et les intimidations de la tutelle qui feront reculer les travailleurs de l’éducation », dira le syndicaliste, avant d’enchaîner que « des débats sur les salaires, les mesures de protection des représentants de la Coordination intersyndicale ainsi que le développement d’une compagne de solidarité nationale seront enclenchés dans tous les établissements du secondaires », selon M. Osmane, porte-parole du CLA. Selon monsieur Lamdani, « les enseignants ont démontré une grande maturité et de la résistance. Un énième appel au dialogue sera lancé par l’intersyndicale ». Les travailleurs refusent de céder sur leurs droit à faire la grève « aucune réforme ne pourra aboutir sans améliorer les conditions socioprofessionnelles des travailleurs de l’éducation », explique-t-il avant de préciser : » les travailleurs sont déterminés à poursuivre leur combat jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, c’est aux pouvoirs publics de mettre un terme à ce conflit. Ils doivent ouvrir le dialogue avec les principaux acteurs du mouvement « . Les syndicalistes dénoncent également les dépassements sur les directeurs des établissements scolaires qui ont été relevés de leurs fonctions, à savoir ceux de la wilaya d’El Taref. Enfin, l’intersyndicale met en garde contre les « tentatives de criminalisation du droit de la grève. «
B. Nawel