Le SATEF appelle au dialogue

Dans un communiqué, rendu public hier, le syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF) a stigmatisé le ministère quant à sa réaction face à la grève de trois jours, décidée par la coordination intersyndicale. «Le ministère de l’Education use de tous les procédés machiavéliques pour casser la volonté des travailleurs de l’éducation et les empêcher d’exprimer leur ras-le bol», rédige le syndicat. Pour Salem Sadali, son porte-parole à Tizi-ouzou : «La tutelle a essuyé un cinglant échec», écrit-il, dés lors que les travailleurs refusent de céder sur leur droit constitutionnel à recourir à la grève. Il explique que devant l’obstruction de toutes les voies de dialogue, il n’y a aucune autre solution. Le SATEF pense que le taux de 24 %, annoncé par la tutelle, «n’est qu’une vaine tentative pour cacher le soleil avec un tamis». Selon les propos de son représentant, la grève lancée par la coordination syndicale a paralysé tout le secteur de l’éducation, et a été de ce fait un grand succès. Toutefois, il interpelle les plus hautes autorités du pays pour instruire le ministère de l’Education pour qu’il «abandonne la logique de confrontation» et «emprunte la voie du dialogue». Le syndicat estime que c’est le seul moyen pour apaiser la situation. En conclusion, le SATEF se dit fièr de la cohésion et la combativité retrouvée au sein de la famille éducative.

M. Ait Frawsen