Après le terrible hiver dernier qui a ravagé un tiers de l’oliveraie, la production d’olives ne pouvait être que modeste.Les services agricoles locaux prévoyaient une production de 10 600 qx sur une superficie en rapport de 1 180 ha, soit un rendement de 9 qx/ha. En raison de la faiblesse de cette production, la majorité des 19 huileries existantes au niveau de la commune n’ont pas ouvert cette année. En effet, si toutes avaient fonctionné, chacune d’elle n’aurait eu du travail que pendant 24 jours.A Aït Frah, village réputé pour la qualité de son huile, seules deux huileries sur les cinq existantes ont ouvert leurs portes aux oléiculteurs. Si la production a été assez bonne sur le versant nord, ailleurs, elle est quasi nulle. Le froid extrême de l’hiver dernier, tardif de surcroît, a induit un traumatisme physiologique chez l’arbre et il a d’autant plus touché les oliveraies qui, situées au versant sud, se réveillent les premières de la dormance hivernale et se trouvent donc au moment des chutes de neige massives à un stade végétatif plus avancé. Dans ce village où, jadis, la vie communautaire s’articulait autour de l’olivier, l’activité oléicole tend à se réduire et les programmes étatiques de développement et de maintien de cette filière devront être certainement réadaptés.
A. M.
