Le comité des sages adresse un état des lieux au wali

Partager

Après avoir attendu longtemps en vain une quelconque amélioration de leur cadre de vie des plus déplorables, le comité des sages du village de Selloum, deuxième importante agglomération après le chef-lieu de commune Takerboust, vient de saisir le wali par une longue correspondance. Une missive où il est fait un état des lieux des plus sombres comprenant cinq points répartis selon les secteurs. Il est question des graves dégradations du tronçon de la RN15 qui traverse leur village en plein centre et qui constitue le boulevard central sur 3000 mètres, selon le document dont une copie nous a été remise. Des dégradations qu’ils amputent à la non remise en état des lieux après le passage de trois ouvrages souterrains d’utilité publique, à savoir les réseaux du transport d’AEP, celui du gaz naturel et en dernier lieu celui de la fibre optique. Des travaux réalisés le long de cette route, dont le dernier a été réceptionné il y a plus d’une année, sans que la dernière close des trois cahiers des charges, soit la remise en état des lieux, ne soit exécutée. A l’heure actuelle, ce tronçon est presque impraticable et cause des désagréments aux milliers d’usagers et aux riverains. Des inondations de l’alignement des maisons situées sur la partie inferieure sont enregistrées à la moindre averse. Un cas de négligence qu’ils qualifient de «dangereux». Cela au même titre que la voie d’accès qui relie la RN15 au quartier «Lehlim» et «Tadert». La route en question a subi les mêmes dégradations et présente les mêmes retombées négatives. En matière de commodités, les requérants évoquent en deuxième position le raccordement de leur village au réseau de distribution du gaz naturel, mis en service le 4 juillet 2014. Ils affirment que 40% des foyers ne sont pas encore raccordés à ce jour. Par ailleurs, ils dénoncent l’arrêt des travaux du projet d’extension de l’électricité au profit de 15 habitations au quartier «Lekhmayes». Sur le volet AEP, le document fera ressortir que le village, alimenté à partir du captage de la source noire (El Ainser Averkane) de Saharidj, a enregistré une rupture depuis 8 mois et que les villageois sont contraints de recourir à la location de citernes tractées moyennant 1000 DA. Plus loin, les rédacteurs du document évoquent l’effroyable glissement de terrain à l’intérieur du village survenu en mars 2014, mettant, alors, en danger plusieurs quartiers, dont plusieurs maisons ont été entrainées par ce mouvement géologique. A ce sujet, ils précisent que les familles sinistrées ne sont pas recasées à ce jour et qu’aucune opération de consolidation du sol n’est entamée. Pourtant, expliquent-ils, plusieurs commissions techniques de wilaya se sont déplacées sur les lieux et il a été désigné un bureau d’études spécialisé pour procéder à une étude géologique. En matière de loisirs, il est mentionné dans la requête l’inscription d’une maison de jeunes au profit de Selloum et que bien qu’une enveloppe financière et l’assiette du terrain soient dégagés, le projet n’est pas encore confié. L’état du stade du village est qualifié de «catastrophique» par ce comité des sage qui souhaite l’inscription d’un terrain sportif de proximité. Le document mentionne aussi l’exigüité et l’éloignement de l’école primaire «Cherifi Ali» et l’absence d’une cantine scolaire, malgré l’existence d’une surface adéquate et libre mitoyenne de l’établissement, pour une extension. Le comité et l’association religieuse sollicitent, aussi, une aide financière pour mener à terme la construction d’un logement de fonction, au profit de l’imam de la mosquée «El Aatik». Le document a été clôturé par une demande d’aide pour le réaménagement du carré des martyrs.

Oulaid Soualah

Partager