242 tonnes de déchets collectés chaque jour

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La direction de l’environnement de la wilaya de Bouira évoque un programme d’investissement de 1,9 milliard de dinars au cours de l’année 2016.

C’est du moins ce qui est souligné dans un rapport présenté récemment lors d’un conseil de wilaya consacré au secteur. Selon les mêmes services, ce montant a servi au financement de sept opérations, dont deux ont porté sur la réalisation et l’équipement de deux centres de tri à Ain Bessem et Ahnif. Par ailleurs, trois de ces opérations, d’un montant de 55 milliards de centimes, ont été gelées suite à une décision du gouvernement. Il s’agit de deux projets portant sur la réalisation et l’équipement de deux décharges contrôlées à Aghbalou et Lakhdaria. Le dernier projet concerne l’étude, l’acquisition, l’installation, le suivi et le contrôle d’un incinérateur. Sur un autre chapitre, les services de l’environnement font savoir que la wilaya de Bouira comptait, en 2008, 39 décharges sauvages. Actuellement, ce nombre a été réduit à seize. L’éradication de ces décharges a permis le rattachement des communes où elles été implantées aux différents CET, à savoir ceux de Ain Bessem, Ahnif, Sour El Ghozlane, Bouira et Bordj Khris. L’opération d’éradication a ainsi permis de récupérer 24 ha de terrains, dont un situé à Lakhdaria, à proximité de l’autoroute Est-Ouest, qui a servi à l’implantation d’un programme de logements. Au total, ce sont treize sites, servant jadis de décharges sauvages, à subir des actions de décontaminations. Le rapport précise qu’il reste quatre communes à rattacher aux centres d’enfouissement technique (CET). Il s’agit d’Ain Lahdjar, Raouraoua, Khabouzia, El Adjiba et Khebouzia. Une fois cette opération menée à terme, le nombre de décharges sauvages sera réduit à dix. A signaler que la wilaya de Bouira compte 5 CET, 2 décharges contrôlées (Mamoura et Hadjra Zerga) et une déchèterie. Selon les chiffres communiqués par l’EPIC Nadhif, et arrêtées au 24 novembre dernier, une moyenne de 242 tonnes de déchets par jour sont collectés, pour une population avoisinant 590.000 habitants. Il est tuile de préciser l’Epic Nadhif est un établissement public à caractère industriel et commercial crée en 2009, et il est gère actuellement 5 CET, 2 décharges contrôlées, une déchèterie et le parc citadin de la ville de Bouira. S’agissant des déchets résultants des activités de soins, le rapport de la direction de l’environnement fait état d’une quantité de 213 tonnes par an pour les EPH et de 40 tonnes/an pour les EPSP. Par ailleurs, il est indiqué que onze entreprises spécialisées dans la récupération de déchets (plastiques et ferreux) activent au niveau de la wilaya. Il existe aussi deux unités de transformation, l’une spécialisée dans l’aluminium, activant au niveau de la zone industrielle de Sidi Khaled, et l’autre, sise à El Hachimia, est spécialisée dans la transformation des pneus usagers. Sur un tout autre plan, et concernant la taxe sur les activités polluantes et/ou dangereuses pour l’environnement (TAPD), le rapport fait état d’une assiette fiscale de 29 millions de dinars. Au 31 octobre dernier, une somme de 17 millions de dinars a été recouverte, soit un taux de recouvrement de 61%. Dans le même ordre d’idées, il est indiqué qu’il a été procédé au recouvrement de 186 millions de dinars depuis 1996 à nos jours.

D. M.

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