La cueillette des olives bat son plein dans toutes les communes relevant de la daïra de Bechloul, sise à 21Km à l’est du chef-lieu de Bouira, en faisant, par la même occasion, plus d’une trentaine de victimes depuis le début du mois en cours. Ainsi, les services d’urgences de la polyclinique de Bechloul ne désemplissent pas de patients. L’on a enregistré quatre cas rien que dans la matinée de lundi dernier. Parmi ces blessés, un petit garçon âgé d’environ 6 ans, qui, en compagnie de sa famille dans champs, s’est foulé la cheville après une chute du haut d’un olivier, et deux femmes âgées présentant des fractures des suites de chutes du haut d’un olivier. « Nous avons reçu de nombreuses personnes tombées des oliviers non seulement de la région de Bechloul, mais aussi des autres localités et communes limitrophes », confiera une source proche des services des urgences de la structure sanitaire. D’après notre source, ce sont souvent les personnes âgées qui sont le plus touchées, notamment les vieilles femmes. La polyclinique, qui ne compte qu’une salle d’intervention opérationnelle, effectue des transferts de patients régulièrement vers l’EPH Mohamed Boudiaf de Bouira, en raison du manque en personnel médical et paramédical pour faire face aux flux de blessés reçu chaque jour depuis le début de la campagne oléicole. Parfois, des transferts sont effectués directement vers les services de traumatologie de Tizi-Ouzou ou d’Alger si le cas du patient est jugé grave par le personnel soignant de la polyclinique. Cette dernière nécessite à présent un renforcement en moyens humains et matériels, pour faire face à l’important flux de patients particulièrement en cette période de l’année. Par ailleurs, la vigilance est recommandée en ces moments durant lesquels les rosées matinales couvrent les troncs des oliviers. Chose que certains prennent malheureusement à la légère. «Il ne suffit que d’un seul moment d’inattention ou d’un geste imprudent pour que le drame se produise», confie l’une des victimes d’un accident, survenu il y a quelques années lors de la cueillette des olives. Après son accident, cette dernière est devenue handicapée pour le restant de ses jours avec une paraplégie (paralysie des deux pieds). Il utile de préciser que dans la daïra voisine de M’chedallah, l’EPH de la ville est, aussi, chaque jour submergé par un flux incessant de victimes de chute d’oliviers. En effet, depuis le début de la cueillette, cet hôpital reçoit une moyenne de dix victimes par jour.
Aziz C.
